J'ai oublié mon fils, un autre monde, argent, bonne bouffe
Par sanieptia le mardi 30 décembre 2008, 12:19 - Journal - Lien permanent
Vendredi 26 décembre 2008
Dans le train Clermont-Paris, entre 11h et 13h
Choses non évoquées dans le texte précédent
Le 25, j’ai oublié mon fils. C’est lui qui m’a appelé pendant le repas de midi. J’étais gêné, honteux, je m’en voulais. Lui était heureux de me dire qu’il avait eu une caméra. Il a été patient et a parlé à ma mère, à mon père et à ma sœur. Ce coup de fil restera un grand souvenir pour ma mère, un grand moment de bonheur. Elle me le dira plusieurs fois avant mon départ.
N’ai quasiment pas eu de rapport avec Isis durant mon séjour. Comme si j’étais parti dans un autre monde. J’ai trouvé cela bizarre. Ca ne m’a pas plu.
Mon père m’a fait un chèque énorme pour Noël. Je lui ai demandé s’il ne s’était pas trompé dans les chiffres : 2000 euros. Lui ai rappelé qu’à nos âges, on n’avait plus tellement besoin de cadeaux. Il a éludé.
Comme j’ai deux frères avec lesquels il n’a plus de rapports, je me demande dans qu’elle mesure il ne sépare pas de l’argent qu’il avait mis de côté pour eux.
Mon frère puîné m’a appelé le 24 au soir. N’ai pas beaucoup pu m’exprimer car on m’attendait pour dîner. Vais le rappeler bientôt. Signe d’ouverture : il m’a dit de passer le bonjour aux parents. A la réflexion je n’aurais pas dû le faire. J’aurais dû lui dire que s’il voulait leur dire un mot, je pouvais leur prêter mon téléphone. Mon père n’a pas apprécié. « Il ferait mieux d’appeler ta mère, m’a-t-il dit ». Ma mère était heureuse, mais me faisait signe de me taire. TABOU.
17h55 - A L’Exceltio, le café de ma rue
Suis passé chez Isis à mon retour. Malade, dans son canapé. Ai mangé deux œufs au plat et du fromage et lui ai raconté des choses sur mon séjour. Suis allé ensuite acheter un bon repas pour ce soir, chez Picard. Escargots et homard. Et un Pouilly au supermarché. Chez moi ensuite. Il fait 12° dans ma chambre. Me suis rasé, ai rangé le linge qui m’attendait sur le séchoir depuis plusieurs jours et maintenant je repars. Le nomadisme, quand ça va un peu vite, ça ne me plaît pas du tout.