Malade, alcool
Par sanieptia le dimanche 21 décembre 2008, 15:53 - Journal - Lien permanent
Vendredi 19 décembre 2008
Midi. Aspirine et café chez Jean. J’ai dû prendre froid hier. J’éternue et je me mouche. Je ne suis pas en forme.
Ai bu un peu ces derniers temps. Pas beaucoup mais suffisamment pour que ma chimie intérieure s’en trouve perturbée, comme si mo ancien fonctionnement, mon ancien équilibre psychologique, à base d’alcool, avait repris le dessus. Avant, ça fonctionnait. J’ai vécu longtemps avec l’aide de l’alcool. Ca ne fonctionne plus.
Maintenant, dès que je bois la moindre goutte d’alcool, passées quelques minutes de plaisir, je ressens de mauvaises choses. Je m’aperçois que l’alcool m’amoindri, engendre doutes et déprime, fait fuir mon énergie je ne sais où et j’en manque alors, de cette énergie, pour faire face au quotidien, accomplir les tâches les plus simples.
Bien sûr, il y a eu Isis qui m’a dit qu’elle ne sentait pas amoureuse, il y a eu le différent avec Rose, le déménagement qui me rend anxieux. Mais je suis sûr que si je n’avais pas touché à une goutte d’alcool durant cette période, j’aurais les idées plus claires aujourd’hui, et je me sentirais mieux.
Je vais me remettre au jus d’orange. Me remettre à faire ce que j’ai à faire sans trop me poser de questions. Et ce que j’ai à faire aujourd’hui, c’est acheter un plat cuisiné avant de commencer à remplir mes cartons. J’appellerai Isis aussi pour savoir ce qu’elle fait ce soir, et lui proposer que l’on se voie. Elle m’a envoyé un texto hier à 23h10. « En fait, cela me fait très mal ». Après le travail hier – nous finissions tous les deux à 22h – elle m’avait demandé si je rentrais avec elle. Je lui avais répondu « non », clairement, sans ajouter d’explications. Elle avait ajouté qu’elle aurait bien aimé, mais qu’elle acceptait ma décision. J’aurais pu lui dire que j’en avais plein le dos du boulot, que j’avais passé une mauvaise journée, que j’étais fatigué, que je voulais vivre cette première soirée de vacances seul, mais les mots n’étaient pas sortis de ma gorge. Je l’ai appelée après son texto, mais je n’étais pas très disponible. J’étais en train de manger, complètement avachi, aussi bien physiquement que psychologiquement. Je lui ai dit qu’on se verrait bientôt, sans préciser de date. Je lui ai laissée entendre que l’on allait se retrouver, d’une façon ou d’une autre, bientôt. Et je lui ai souhaité bon courage. J’aimerais une soirée calme, où l’on se parle, avant de s’endormir dans les bras l’un de l’autre.