Parler à Isis, affaire classée avec Rose
Par sanieptia le dimanche 7 décembre 2008, 09:06 - Journal - Lien permanent
Vendredi 5 décembre 2008 – 11h50
Ce coup de sang et d’énervement avec Rose, associé à ma séance de psy mercredi matin, a rendu évident le fait que je doive parler à Isis. Cela ne m’angoisse même plus. Je dois lui parler et je vais lui parler. C’est devenu une évidence.
A part ça, j’ai enfin parlé avec Rose. Elle était sur le canapé quand je suis rentré hier midi. Je n’étais pas en forme mais c’était le moment, il fallait le faire. J’ai mangé dans un silence pesant – un gratin au poulet et aux cèpes pas terrible, signé Auchan – malgré la télé en sourdine que je n’écoutais pas. Ai tout de même remarqué que Sarkozy, qui a parlé un bon moment, était puissant, convaincant, passionné. Et qu’on n’avait beau ne pas être de droite, il était impressionnant. Je pense qu’il sera réélu en 2012, et qu’en 2017, quand on fera le bilan de son double quinquennat, je ne serai pas surpris que ce dernier soit considéré dans son ensemble comme positif, voire très positif. Je dis bien « dans son ensemble ». Parce qu’il y aura sûrement des secteurs, les arts par exemple, ou les différents avantages acquis par le passé, qui auront souffert. J’ai bu un café et fumé une cigarette. Ai laissé Rose terminer sa conversation téléphonique et j’ai commencé mon laïus.
Je lui ai exposé calmement mon analyse de la situation. Elle m’a coupé au milieu de la première phrase et je lui ai demandé de me laisser finir. Mon raisonnement était assez clair et froid. Il disait qu’on avait eu un premier contrat oral en mars 2008 : « 550 euros tout compris » et que je ne la croyais pas quand elle me disait qu’elle évoqué la taxe d’habitation à ce moment-là. Parce que je lui en aurais demandé le montant, j’aurais fait mon calcul et j’aurais découvert que finalement, le « tout compris » s’élevait à 570 euros, cela m’aurait fait penser à 600 et j’aurais probablement trouvé ça trop cher, j’aurais hésité au lieu de me décider de suite. Bref, secundo, depuis notre dernière discussion, mardi, un nouveau contrat se dessine : « 580 euros tout compris », contrat que j’accepte le temps d’organiser mon départ, parce que 580 euros, je trouve ça trop cher. Pour finir, j’enfonce le clou : en aucun cas je n’accepte de payer la moitié de la taxe d’habitation, à savoir 220 euros. Car ce n’est pas à moi de payer son erreur de ne pas l’avoir incluse dans le loyer « tout compris ». A la limite, si l’on oubliait sa bonne foi, cela pourrait passer pour une tromperie dont je serais victime. Elle n’a pas du tout apprécié le terme « tromperie ». Enfin je lui ai proposé, si sa taxe d’habitation la mettait dans la merde, de l’aider à la payer. En lui donnant maintenant 220 euros et en déduisant de mes trois prochains loyers, 80, puis deux fois 70 euros. Et à l’issue de ces trois mois, je partirai. Et là, surprise ! Elle me dit que payer la taxe n’est pas un problème, qu’elle peut s’arranger, mais qu’elle trouve juste que je paye ma part de taxe d’habitation pour l’année. Elle restait sur ses positions. Je lui ai dit alors, que dans ces conditions, nous ne pouvions trouver un arrangement. Nous étions trop en désaccord. J’ai ajouté que dans ce cas de figure, il n’y avait pas d’autre solution que de mettre un terme au contrat de mars 2008, en se séparant. Elle m’a dit que ça ne lui posait pas de problème, qu’elle-même devait bouger pour trouver un logement plus petit, un studio ou un deux pièces, que son père allait bientôt venir d’Afrique avec un container et qu’elle pourrait y mettre ses meubles, qui sont trop nombreux et volumineux pour un petit appartement, que la colocation ne lui convenait pas que c’était trop de soucis, que peut-être ils garderaient cet appartement pour loger d’autres personnes, etc. Tout cela ne me concernait pas, mais j’étais heureux que l’on soit nouveau sur la même longueur d’onde : on s’en va, changement de situation. « Bien » lui ai-je dit solennellement en me levant « je serai parti le 1er janvier ». Et pour symboliser ce nouvel engagement, je lui ai serrée la main.