Mercredi 3 décembre 2008 – 07h55

Embrouille avec Rose hier. Je ne travaillais pas l’après-midi et m’apprêtais à me relaxer avant de repartir jusqu’à 22h quand elle m’a proposé que nous fassions les comptes. « Très bien » ai-je dis, sincère, parce que cela faisait une semaine qu’on avait décidé de le faire et qu’on ne parvenait pas à se rencontrer. Et plusieurs mois qu’elle se plaignait que les charges, et autres factures d’électricité étaient chères, et sous-entendait que mon loyer était insuffisant.

Nous faisons donc les comptes, et, effectivement, si l’on additionne tout, cela fait 580 euros par mois et non 550 comme c’est prévu depuis le mois de mars. Je me défends en lui disant que je n’utilise pas le téléphone et que je n’ai plus accès à internet depuis le mois de juillet, en ajoutant que, contrairement à moi, elle bénéficie d’un parking, et qu’ici un parking se loue généralement 50 euros. On se chamaille mais je me sens dans mon droit. Pour me déstabiliser ? Elle me parle d’une réflexion que j’aurais eue l’autre soir. Elle parlait assez fort, avec un ami qui vient la voir régulièrement, dans le salon qui jouxte ma chambre. Il était 23h passées. Je m’étais levé pour leur demander de parler moins fort, ou d’aller dans la chambre de Rose, plus éloignée, et séparée par le couloir. D’après Rose, quand j’ai dit ça, c’est comme si je l’avais traitée de pute. Je me suis une nouvelle fois défendu comme j’ai pu mais je n’ai pas trop compris. J’étais de plus en plus énervé par sa façon de me harceler, de se justifier et de vouloir toujours avoir raison. Mais j’ai fini par comprendre. Elle tenait à la main la facture de la taxe d’habitation. 441 euros. C’est ça qui l’embêtait : la taxe d’habitation. Elle voulait que j’en paie la moitié. Alors que dans notre contrat, orale, du mois de mars, elle m’avait dit textuellement : « 550 euros, oui, c’est un peu cher, mais tout est compris. C’est mieux comme ça, parce que j’ai déjà eu des colocataires qui râlaient ensuite pour payer ce qu’il y avait à payer en plus du loyer. Là, vraiment énervé, émotif, je me suis mal défendu. Et j’ai interrompu la discussion après lui avoir rappelé les termes de notre contrat oral. Elle me mettait la taxe d’habitation sous le nez et tentait de me culpabiliser, était prête à me rembourser internet depuis juillet pour me faire fléchir mais j’ai tenu bon. Je lui ai dit que j’allais réfléchir et que très vite elle aurait une réponse. Et je suis parti me calmer au bord de la Marne. De là-bas, j’ai appelé Isis pour lui demander son avis. D’après elle, il ne fallait pas que je lâche l’affaire. Il ne fallait pas non plus se disperser dans la discussion en s’envoyant divers griefs à la figure. Il fallait rester centré sur le problème et s’exprimer calmement. Et il y avait deux problèmes : l’augmentation du loyer d’une part, et la taxe d’habitation que Rose avait oubliée d’inclure dans le loyer « tout compris » d’autre part. Après avoir parlé à Isis, ça allait mieux. Je me sentais prêt à tenir tête à Rose. Mais quand je suis rentré de ma promenade, par le sous-sol, elle était à côté de a voiture et je n’ai pas voulu ré-aborder le sujet dans le parking, entre deux portes. Je lui ai fait signe pour lui montrer que je l’avais vue et je suis monté. J’ai attendu sur mon lit cinq et dix minutes, en essayant de me relaxer. Rose ne remontant pas, et moi n’ayant pas envie de rester ici, je suis allé au café avec mon ordinateur pour écrire ce que j’avais écrit dans ce carnet lundi.