Mardi 21 octobre 2008 – 07h45

Ai fini hier le premier livre d’Angot : Vu du ciel.

Ai bien aimé les pages 57 à 61 (édition L’arpenteur, Gallimard). Ce n’est pas l’ange, principal narrateur du livre, qui parle dans ces pages mais Christine, ou Ch., autre personnage principal du livre.

Le livre dans l’ensemble ne m’a pas transporté, mais je trouve cela très beau de lire le premier livre d’un écrivain comme Angot.

SI QUELQU’ UN LE TUE, CE SERA MOI

C’est encore Ch. qui parle

Page 68 :

« Quand à l’acte lui-même, dans le vagin ou dans les fesses impossible d’en faire abstraction. A mon avis, tout l’être est secoué, l’enfant lui-même se dégoûte. Je sais ce que ce dis. L’enfant n’est même pas flatté. Il n’a jamais vu quelqu’un de si près. On voit tous les défauts, les poils et toutes ces horreurs. Si j’avais voulu, le mien, je le faisais mettre en prison. Sur un mot de moi, menottes et mains croisées. Il m’aurait détesté. Si quelqu’un le tue, ce sera moi, seulement moi. Chacun se mêle de ses affaires. »

Et effectivement, peu après la parution de L’inceste, il est mort.

Une dernière phrase, à la dernière page :

« La pierre grise d’Amiens perd sa consistance de pierre, s’assouplit comme une chair. »