Alcool, psy, boulot, corrections, style, célébrité, cuite
Par sanieptia le lundi 20 octobre 2008, 15:47 - Journal - Lien permanent
Mardi 14 octobre 2008
Premiers effets de la sobriété ? Insomnie cette nuit.
19h00
Un ¼ de rouge hier en mangeant. Deux bières ce soir. Ce n’est pas grand-chose mais j’ai encore du mal à ne boire que du jus de fruit.
Mercredi 15 octobre 2008 – 9h00
Après la psy.
Le fait de ne pas avoir affronté mon père m’a empêché de grandir. J’ai grandi à part, dans ma bulle, à ma façon. Pas avec les autres.
Comment pourrait-on faire pour améliorer le problème aujourd’hui ?
C’est ce que j’ai envie de demander à ma psy mercredi prochain.
Jeudi 16 octobre 2008
Encore une belle séance psy mercredi. J’avance.
A par ça, boulot, boulot. A cause d’un évènement particulier. Le peu de temps qui me reste est consacré aux corrections. J’avance là aussi.
17h40
« Une belle histoire d’amour teintée d’humour entre des gens déjà âgés ». Ca c’est du style ! C’était pour illustrer le film Un désaccord parfait. Je me suis fait rire, je me suis plu. Ca date du 5 août 2007 et je l’ai trouvé en corrigeant, ici, au boulot. J’avance ! Quand j’en aurai fini avec août, qui est court, me restera plus que l’année 2008 !
Dimanche 19 octobre 2008 – 10h30
Je regarde mes notes. Bien maigres cette semaine. Encore un évènement important qui m’a accaparé. Je suis content de pouvoir faire des choix. Le choix de mon travail cette semaine. Le choix de délaisser mon blog. Avant, j’aurais eu du mal à faire le choix. J’aurais essayé de faire les deux.
Un de ces jours, je vais devoir abandonner l’idée de la célébrité et de l’anonymat. Je sens quelque chose de pas sain dans cette démarche. Je m’interdis de parler de mon boulot, comme si, une fois écrivain reconnu, cette célébrité allait m’empêcher d’exercer sereinement mon travail. C’est un peu aussi qu’en n’écrivant pas sur cette partie de ma vie, je me coupais d’une part de moi. Je me suis déjà coupé une grande partie de ma vie et ça ne m’a pas réussi. Je me demande d’ailleurs si cela n’a pas joué dans la super-cuite que j’ai prise dans la nuit de vendredi à samedi. Clownesque heureusement, drôle, mais incontrôlée. Et c’est ça qui ne me plait pas. Ca qui me montre que je suis encore loin d’être guéri.
J’étais content de ne pas avoir soif mercredi soir et jeudi soir. Et vendredi soir, allez savoir pourquoi, j’ai eu soif. J’ai bu doucement, avec les collègues, avec plaisir. Je me sentais bien, heureux. J’étais persuadé que je ne courrais aucun risque tellement je me sentais bien, entier, détendu, serein. Et puis, tellement sûr de moi, ouvert aux autres et au monde, je ne me suis pas méfié quand j’ai rejoins les étudiants à une fête. Et là j’ai parlé avec les uns, les autres, j’ai bu comme un trou et j’ai dansé. A la réflexion, à peine arrivé à la fête, j’ai perdu le contrôle. Et peut-être que je l’avais déjà perdu avant. Je suis parti dans une espèce de fête foraine, dans un monde parallèle et onirique sans aucune envie de retour. Un monde alcoolique en fait. Un monde qui se termine dans le noir, en coma éthylique. J’étais mal le lendemain parce que je ne savais pas comment s’était terminée la soirée. J’avais peur d’avoir fait des conneries, dit des bêtises. En fait on m’a couché et protégé. On m’a accueilli le lendemain avec des sourires. Ca m’a rassuré. J’avais fait le clown, je n’avais pas été méchant. J’étais rassuré. Mais ce qui ne me rassure pas, c’est ce côté incontrôlé. Que faire ? Encore un sujet de discussion possible avec ma psy. En attendant, j’ai vraiment envie de ne plus boire une goutte d’alcool. Et je vais le faire. J’ai seulement peur de l’inconnu. Comment vais-je réagir à ce sevrage ? Peur que mes tensions et malaises resurgissent autrement. A suivre.