Une journée pleine, Parlez-moi de la pluie
Par sanieptia le mardi 30 septembre 2008, 13:24 - Journal - Lien permanent
Dimanche 28 septembre 2008 – 10h20
Grasse matinée difficile hier. Mon cul me faisait souffrir et m’empêchait de me rendormir. La veille pourtant, j’avais demandé de la crème à Isis. La situation était plus grave que je ne pensais. Mais elle ne nous a pas empêchés de faire l’amour. Doucement, délicieusement, amoureusement. Une des plus belles fois depuis que l’on se connait. Parce qu’Isis a eu un bel orgasme, et moi aussi, peu de temps après elle.
Le matin, pour m’aider à dormir, Isis m’est encore venue en aide. Elle est allée me chercher des granules d’arnica. J’ai remis de la crème et pu dormir en me réveillant de temps en temps. Promenade à la brocante en fin de matinée. Quelques courses et une bonne bouffe dans un café un peu particulier. Un truc d’habitué avec dans le fond un espace ressemblant au salon de la propriétaire. Des toilettes dans la cour avec des photos de la Croatie tapissant les murs. Des photos donnant envie d’y aller en vacances. Un goulash maison accompagné d’un délicieux quart de Côtes du Rhône. Un apéritif chez des amis d’Isis avant. Ils ont transformé leur pavillon, avec dépendance dans le jardin, un atelier qui se transforme doucement en un charmant F2, en petit paradis. Un jardin encore jeune mais charmant, un peu zen. La campagne à la ville. Un vin blanc gascon plein de charme, de vivacité et d’originalité.
J’ai été coupé dans mon élan par Alain. Ecrivain amateur que j’avais encouragé à une époque. Il est proche d’une troupe de théâtre maintenant, et poursuit son aventure. Il ne cesse d’écrire, sans se forcer, sans ambition particulière, par besoin et passion. Bref, même si je le qualifie d’amateur, comme je le suis moi-même, parce que non publié et ne gagnant pas sa vie avec son écriture, Alain est un vrai écrivain. La qualité ou l’intérêt de ce qu’il écrit importe peu. Elle plaira à certains et déplaira à d’autres, en laissera d’autres encore indifférents. Mais dans la démarche, dans l’engagement, c’est indéniable, il est écrivain. J’ai eu le temps ensuite de feuilleter le journal et d’apprendre la mort de Paul Newman, de passer du café à la bière, de la terrasse à l’intérieur parce que j’avais froid. A l’heure où j’écris j’ai encore les doigts gelés et j’aurai probablement du mal à me relire.
Un vin blanc gascon plein de charme, disais-je, un cul douloureux que j’ai oublié le temps de cet apéritif parce qu’attentionné à d’autres choses. Je n’ai pas fait mon sauvage. J’étais avec eux, au soleil, dans leur petit paradis. Une sieste ensuite avec Isis. Je me suis réveillé à 14h30 avec la gueule de bois et me suis dégrisé en m’occupant de mon blog. Un morceau de Clément Rosset qui m’avait plu dans Psy-Mag. Je m’apprêtais à écrire ce que j’avais écrit la veille dans ce carnet quand je me suis aperçu que le milieu du texte était constitué de notes. Ai décidé d’aller au café transformer ces notes en phrases. Puis Isis m’a rejoint au café. Il était convenu que je l’aide à choisir de nouvelles lunettes. Elle doit se faire faire de nouveaux verres plus forts et a envie de changer de montures. En allant à pieds à Vincennes, je lui ai proposé de passer à côté de ma voiture qui était garée assez loin de chez elle. J’étais sur une place payante et je voulais vérifier si ‘avais un PV. Mauvaise surprise, ma voiture n’était plus à sa place. Isis a mis en doute ma mémoire et je l’ai mise moi-même en doute un instant. Mais non, J’avais trop de souvenirs précis pour me tromper. On avait volé ma Saxo ? Cette voiture de vieux dont le côté gauche était abîmé ? J’avais du mal à y croire. Mais j’y ai cru un instant. Puis sur le terreplein à côté nous avons vu un panneau. Un panneau qui disait qu’il était interdit de se garer sur le terreplein les jours de marché. Je le savais. Mais ce que je ne savais pas, c’est que je panneau concernait aussi les places jouxtant le terreplein. Le mystère s’éclaircissait. Ma voiture était probablement à la fourrière. Retour chez Isis. Coup de fil au commissariat de Vincennes qui confirme que ma voiture est à la fourrière, à Vitry sur Seine. Nous allons en voiture au commissariat de Vincennes où je signe quelques papiers pour pouvoir récupérer ma voiture à Vitry. Je suis dégoûté. Journée gâchée parce contretemps, par ces 140 euros foutus en l’air. Opticien. Pas de choix de montures. Il faut d’abord attendre de savoir combien la mutuelle remboursera Isis. Un apéritif pas loin du RER pour récupérer. Puis blog chez Isis. Recopiage de ce qui a été écrit vendredi et arrangé au café en début d’après-midi. Il est déjà l’heure d’aller au ciné. Parlez-moi de la pluie. Que nous avions envie de voir tous les deux. Dans un cinéma de quartier où l’équipe du film propose un échange à l’issue de la projection. On y est trois quarts d’heure en avance. On attend une demi-heure. Une amie d’Isis, une connaissance plutôt, stressée, stressante, nous accompagne. Les portes finissent par s’ouvrir et nous par avancer, mais lorsque l’on se retrouve devant le guichet, on nous annonce qu’il n’y a plus de place. La plupart des gens ont acheté leurs places à l’avance. On rentre penauds chez Isis, avec d’autres amis d’Isis, que l’on a rencontrés sur place et qui comme nous, n’ont pas eu de place. Et on décide d’aller à Montreuil ou le film se joue à 21h. J’y prends beaucoup de plaisir. Pour moi, Jaoui et Bacri sont de grands artistes. Mais je trouve que le nombre impressionnant de petites scènes, de qualité, de petits sketchs délicieux qui composent le film dessert l’ensemble. Je veux dire par là que de mon point de vue l’ensemble manque de force, de cohésion. Ce qui ne m’empêche pas de trouver le film très beau, très intéressant, très émouvant. Mais je le trouve moins réussi que Cuisine et dépendances ou Un air de famille. Il faudra d’ailleurs que je revois ces deux films pour vérifier que je ne dis pas trop de bêtises. A minuit, après qu’Isis eut récupérée sa fille, qui était chez des amis, et qui elle (avec ses amis) avait réussi à entrer dans le premier ciné, nous avons mangé chacun deux œufs au plat avant de nous coucher.