Cul en fleur
Par sanieptia le samedi 27 septembre 2008, 18:35 - Journal - Lien permanent
Vendredi 26 septembre 2008 - 08h05
Ciel bleu, soleil pas encore levé au-dessus de la gare.
J'ai le cul comme un chou-fleur. Parce que j'ai un peu abusé des bonnes choses hier. J'avais bu, pas mangé, il était 23h. J'étais heureux. Trop de bonnes choses ces derniers jours. Quand je suis dans les extrêmes, en haut ou en bas, ma sexualité elle aussi devient extrême. De plus, après avoir été perturbé (et coincé, de ne pas avoir parlé de Florence à Isis) je me retrouve depuis quelques jours excité comme une puce. Une puce en rut. Je vois des femmes qui ressemblent à des couvertures de magazines X à tous les coins de rue. Me rends compte que je n'ai pas vraiment accès au corps d'Isis. Que c'est du bonheur qui m'attend lorsque cela s'arrangera.
Pour en revenir au début de ce texte, sachez qu'il est dangereux de jouir en poussant comme si l'on voulait chier, en caressant cette chair sortie, habituellement à l'intérieur, car cela peut provoquer une dilatation au moment de l'orgasme qui ne se résorbe pas. Une hémoroïde géante. C'est ce qui m'est arrivé.
A part ce cul en fleur douloureux aujourd'hui, super séance psy mercredi. Réglage du problème Christine Angot sur internet. J'ai donné 10 euros au chinois qui m'a installé Real Player pour que je puisse écouter France Culture. Bouffe avec Emilie mercredi soir. Très agréable moment. Je l'ai trouvée belle, rayonnante. Elle ne boit plus. Elle va mieux. Elle voit deux psy. Quand j'étais allé lui rendre visite après Buenos Aires, elle n'était plus à Ville Evrard (elle n'y est pas restée longtemps) mais à Nogent. On s'était promené dans le parc et elle m'avait parlé d'un garçon qui venait régulièrement la voir. Elle avait mis les choses au clair avec lui pour ne pas être emmerdée et lui lui avait dit que c'était juste comme ça, que ça lui faisait plaisir de l'aider, d'être là pour elle, pour parler avec elle. Je lui avais dit que si ce garçon, qu'elle avait connu à l'auto-école (permis moto) était déçu un jour de ne pas être aimé en retour, c'était son problème à lui, pas le sien, qu'elle pouvait très bien profiter cette présence qui s'offrait à elle, de ces échanges qui lui faisaient du bien, sans pour autant se sentir redevable de quoi que ce soit en retour. Eh bien, cet homme, appelons le Paul, a fait craquer Emilie. Une histoire d'amour a commencé il y a trois semaines et le week-end dernier ils étaient ensemble au bord de la mer. Je suis heureux pour elle. Heureux qu'elle ne boive plus, qu'elle ne se plaigne plus et qu'elle ait envie de guérir. Une dent neuve jeudi. Ca fait du bien d'être riche. Rendez-vous avec Dominique le soir. Je lui dis simplement ce que je ressens, ce que je veux et ça tombe bien. Il est dans les mêmes dispositions. Il est amoureux depuis trois semaines et n'a pas envie de se disperser. Nous passons un agréable moment et nous nous séparons avec le sourire. Je ne sais pas si l'on se reverra. Tout reste ouvert. La vie est bien faite parfois, quand on est dans le timing, quand tout s'encastre, s'arrange, se combine. On se prend à rêver qu'il en soit toujours ainsi, que l'on soit toujoursdans une harmonie positive avec la vie et que tout se passe bien. Mais il faut rester réaliste. Ce n'est pas toujours comme ça que ça se passe. Ca bugue souvent aussi, ça merde. Belle réaction mardi avec un élève. Confirmée jeudi par l'attitude de ce même élève. A l'occasion, je ferai la même chose avec la fille d'Isis. Et la vie sera plus belle.
Et le cul en fleur, au milieu de tout cela, ce n'est pas bien grave.