Florence, Angot sur France Culture
Par sanieptia le jeudi 25 septembre 2008, 12:57 - Journal - Lien permanent
Mardi 23 septembre 2008 – 08h00
Levé tôt aujourd’hui, pour tenter de poursuivre cette histoire de Florence. Autre explication : ayant été perturbé, j’ai besoin d’écrire plus que d’habitude. Comme si cette activité m’aidait à remettre les choses à leur place, m’apaisait tout simplement, me faisait du bien.
Hier, j’étais crevé. Je n’ai pas beaucoup travaillé pourtant. J’ai fait une dernière tentative en fin d’après-midi pour écouter Christine Angot sur France Culture, une émission datant d’il y a une semaine. Ca ne marchait pas chez moi, Windows Media Player demandait je ne sais quoi et quand on lui donnait il n’en voulait pas. Idem chez Isis et Bruno. Chez Bruno (dimanche soir) c’était mieux. On pouvait écouter France Culture en direct, mais pas les émissions passées, et ça ne changeait rien à mon problème. Dernière tentative hier soir donc, sauf qu’il était dit que je n’écouterai pas cette émission, puisque lorsque je suis arrivé chez le chinois, j’ai appris que l’employé qui réglait ce genre de problème était en congé le lundi. Tant pis. Je m’en occuperai à l’occasion, pour ne pas revivre la même chose plus tard avec une autre émission.
J’étais crevé hier et je me suis couché tôt. Crevé je pense à cause de la perturbation Florence, passé. Je me suis couché tôt et quand le réveil a sonné à 6h puis 6h15 ça allait. J’ai allumé la lumière et je suis descendu du lit. J’avais bien dormi, profondément, j’avais rêvé de choses positives, de choses me disant que j’allais bien. La perturbation semblait passée.
Florence était très belle quand elle a poussé les portes de la Closerie. Cela m’a rassuré. Ses joues avaient fondu et elle ressemblait à ces femmes qui font des pubs qui montrent qu’on peu rester jeune et désirable avec un peu de crème antiride, ou avec des fruits, des yaourts ou des fibres. Pas de désir. Ni d’un côté ni de l’autre. Seulement heureux de se retrouver. C’était idéal. On pouvait parler de nos amours librement, de nos vies. Je lui ai parlé de ma démarche psy et on évoqué la sienne qui n’a pas duré. Comme Emilie avant qu’elle ne s’effondre, elle a rencontré l’amour et a décrété que ça allait bien. Elle ne comprenait pas bien non plus, ne sentait pas bien la démarche de son lacanien. Ne croyait pas trop à la démarche en fait, parce qu’elle a émis l’idée qu’elle pourrait faire la même chose face à un miroir. Je lui ai dit que pour moi ça marchait. Que même si la personne ne disait rien, au fil des séances, il se passait des choses, justement parce que la personne n’était pas un miroir, pas un meuble, mais un être humain. Même si c’était mystérieux et peu rationnel il se passait des choses. J’ai essayé de lui parler de mon art, de mon écriture mais je me suis un peu enlisé. N’ai pas été clair. Trop d’émotions probablement. Peut-être aussi dans ses conditions que le second verre de rouge était de trop. Bref, c’était pas bien grave. Elle a été intéressée par mon histoire de littérature pornographique. Je lui ai envoyé le texte le lendemain. De son côté, elle n’avait pas complètement abandonné ses ambitions artistiques. En tant que danseuse, oui, elle avait abandonné, il y a longtemps déjà, pour devenir prof à l’université. Mais elle ne s’était pas complètement coupée de la danse et était devenue chorégraphe amateur. Elle faisait régulièrement de petites créations avec des étudiants, présentées à l’occasion d’évènements universitaires. Et actuellement, sans lâcher son job, elle se demandait comment tenter l’aventure dans le monde professionnel. Je la sens sur la bonne voie elle aussi, qu’elle réussisse ou non en tant que chorégraphe. Personnellement, je n’y crois pas trop. Je sens plus cela comme une velléité pour combler un manque, équilibrer quelque chose. Au sujet des amours, on avait un point commun. On enchainait les histoires. Quelques années à chaque fois. On était fidèle. On avait abandonné l’idée d’un grand amour, d’une relation immense qui dure toute la vie. Quand on s’est quitté à 23h, on a encore eu envie de se serrer dans les bras l’un de l’autre, mais on ne l’a pas fait. Elle a appuyé fort sa joue sur la mienne pour me dire « au revoir » et cela m’a beaucoup plu.