Psychothérapie, passé, Florence
Par sanieptia le samedi 20 septembre 2008, 16:22 - Journal - Lien permanent
Jeudi 18 septembre 2008 – 08h10
Je me suis levé tôt, comme je le faisais à une époque pas si lointaine pour pouvoir écrire ou flâner. C’est mon esprit qui flâne. Le soleil est au-dessus de la gare, plutôt à gauche, au nord. Soleil d’automne.
Les circonstances dynamisent ma psychothérapie. Hier, j’ai mangé avec mon premier amour rencontré peu après avoir plaqué brutalement mon activité de sportif. Elle s’appelle Florence. Je ne me souvenais plus des dates de notre histoire. Elle me les a rappelées : 1989/1993. 4 ans.
Au printemps, j’avais découvert chez mes parents une carte postale électronique disant qu’elle aimerait bien avoir de mes nouvelles, n’ayant pu trouver ailleurs mon adresse ou mon téléphone. J’avais été un moment furieux contre mes parents et contre ma sœur qui n’avaient pas fait passer le message. Contre ma sœur surtout, parce que ma mère allait mal, mon père n’avait plus toute sa tête alors que je savais ma sœur capable sciemment de ne pas faire passer le message. Bref, j’avais écrit à Florence et on avait échangé par mail deux trois nouvelles. On avait essayé de se rencontrer par l’intermédiaire de spectacles mais on n’y était pas parvenus. Le temps était passé, les vacances, Buenos Aires. Rendez-vous était pris pour la rentrée, en septembre. Je lui ai écrit il y a un peu plus de dix jours pour savoir si elle avait toujours envie de cette rencontre. Elle était ravie. Moi aussi. C’était hier. Mercredi soir.
17h00
N’ai pu continuer ce texte ce matin parce que j’ai rencontré Dom. Celui qui m’avait décoincé au niveau de la danse à Tunis il y a un peu moins d’un an. Je l’avais vu déposer sa fille à l’école à côté. Je lui ai fait signe alors qu’il revenait vers le café. On a discuté un peu dehors en fumant une cigarette. Et puis dedans. Je lui payé un café. Je dois aller travailler. J’essaierai de continuer de raconter la rencontre avec Florence plus tard.
Avant je l’aurais peut-être regardé passer sans lui faire signe, faisant mon sauvage ou désirant ne pas interrompre mon écriture. Je considère cela comme un progrès.