Vendredi 12 septembre 2008 – 13h30

J’avais prévu de me coucher tôt hier, mais j’ai fini le livre de Christine Angot. Le marché des amants. J’y ai pris beaucoup de plaisir. Je veux dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre. Pour la bonne et simple raison que je suis devenu, depuis Rendez-vous et les autres livres d’elle que j’ai lu depuis, un de ses fans. Un fan de son écriture. Je prends mon pied avec elle, peu importe ce qu’elle raconte, comme je prends mon pied avec Bukowski, Léautaud, Cioran, Houellebecq et tous ceux que j’aime. Mais ce n’est pas ce que je voulais raconter en prenant le stylo avant d’aller travailler. Je voulais dire que je n’avais pas aimé la fin du livre, que je l’avais trouvée terne, ratée, et que pour moi cette fin faisait perdre de la valeur au livre dans son ensemble.

Il va être temps maintenant d’acheter Vu du ciel. Parce que ces derniers mois, je suis remonté jusqu’à L’inceste, et parce que j’en ai marre de remonter. Maintenant, je préfère lire le tout premier, Vu du ciel, et me laisser glisser jusqu’à L’inceste. Si je reste fan. Et je pense que je vais le rester, car elle est pour moi un écrivain comme on en rencontre peu. Je pense d’ailleurs que c’est pour ça (j’ai lu quelques articles) que certaines personnes sont si dures et méprisantes vis à vis d’elle. Je pense aussi que ces personnes ne sont pas réceptives à son art, que cet art ne leur correspond pas, et qu’en conséquence, ne le comprenant pas, ne le ressentant pas, ils ne peuvent l’apprécier. Ce qui ne les empêche pas, ces cons, de juger, de mépriser, d’insulter. Je n’hésite pas à dire « ces cons » parce qu’ils n’ont pas compris que l’art, quelque soit la discipline, était multiple, varié, et que c’était très bien ainsi. Qu’ainsi, chacun, tous les êtres de la terre, pouvait trouver son bonheur, son plaisir, son épanouissement, sa connaissance, dans une chose ou une autre.