Mercredi 25 juin 2008 – 15h30

Dans un quart d’heure, je passe chercher mon fils. Nous allons voir Seuls Two. On avait vu la bande-annonce quand on était allé voir le dernier Indiana Jones. Paris vide. Deux types seuls. J’avais trouvé cela intéressant, original, et j’avais demandé à mon fils si ça le branchait. On y va aujourd’hui.

A part ça, c’est dur d’aller au boulot. C’est dur pour Isis aussi. C’est dur pour tout le monde, les élèves compris.

18h35

Seuls Two pas terrible. Mais j’ai quand même ri deux ou trois fois. Plutôt trois. Alors que j’aurais pu ne pas rire du tout, voire être triste.

Mon fils s’est bien marré. On a passé un bon moment et c’est très bien comme ça.

Ce soir, Isis va au spectacle avec une amie. Ca m’arrange. Comme je ne suis pas gai, un peu à côté de mes pompes, je ne voudrais pas que l’on passe une mauvaise soirée et que l’on songe à se séparer comme la dernière fois. Elle va m’appeler pour me dire si elle reste papoter avec sa copine ou si elle me rejoint chez moi.

Je bois un café et pas de bière. C’est meilleur pour moi. Je vais rentrer et, si j’ai assez d’énergie, je continuerai d’écrire ce qui a été écrit dimanche. Peut-être que je corrigerai aussi un morceau du mois d’octobre 2007.

Avec Isis, je quitte une ancienne vie pour en retrouver une nouvelle. C’est dur, je suis perturbé, et je n’y arriverai pas tout seul. Je ne suis toujours pas allé sur internet pour voir si mon ancienne psy était toujours à Paris. Ce sera le premier pas. Ensuite, il faudra l’appeler.

Drôle de vie. Pas très heureuse finalement. J’ai l’impression de faire ce que je peux mais de ne pas y arriver. Je suis de plus lucide sur mon handicap : les relations humaines. Quand mon ancienne psy me demandera pourquoi je l’appelle, je saurai quoi lui dire.