Samedi 14 juin 2008 – 11h00

La soirée d’hier ne fut pas formidable d’efficacité. Je suis arrivé chez le dentiste à 17h30, pile à l’heure, sauf que j’avais rendez-vous à 17h00. J’ai bu deux bières et mangé un croque-monsieur cher et minable chez Jean en attendant l’heure d’aller chez le psy. Ai regardé la première mi-temps d’un match dont je ne me souviens plus les équipes. Ai attendu la psy vingt minutes. Et puis je lui ai raconté pourquoi j’étais là. A la fin elle m’a demandé si je pouvais assumer les consultations, financièrement. Et j’ai compris qu’elle n’était pas conventionnée. Elle m’a suggéré que je le savais, inconsciemment, que je l’avais fait exprès. Je lui ai répondu que je n’avais pas osé le lui demander au téléphone quand j’avais pris rendez-vous. Pourquoi ? Je ne sais pas pourquoi. Peut-être une histoire d’argent, peur de parler d’argent. Elle m’a demandé de lui payer ce que j’estimais lui devoir pour cette consultation. J’ai décidé de lui donner ce que j’estimais être le prix d’un psy. Je payais 300 francs pour ancienne psy. Lui ai fait chèque de 60 euros. Et au moment de faire le chèque, ne trouvant pas mon stylo, je me suis installé à son bureau pour en prendre un et être bien installé pour écrire. Elle m’a fait remarquer que cela n’était pas anodin, qu’il y avait un stylo à côté de mon fauteuil et que je n’avais pas songé à le prendre. (Sauf qu’il était dans un meuble dans mon dos quand j’étais assis dans le fauteuil et que je ne risquais pas de le voir.) Elle a laissé entendre que j’avais du mal à rester à ma place, à respecter la place des gens et des choses. Cela m’a touché et déplu. Et elle a ajouté que dans ma famille, probablement, des places avaient été inversées.

Ce rendez-vous ne fut pas complètement inutile parce qu’elle m’a dit (comme Isis) qu’on ne choisit pas son psy dans les Pages Jaunes, que si j’avais eu de bons résultats avec mon ancienne psy, c’est elle que je devais recontacter pour poursuivre le travail, même si elle était loin, à Paris, que ces efforts, ce temps pour aller la voir, ferait partie de la thérapie.

Une 3e bière chez Jean ensuite avec Claire Chazal. Et pour finir France/Hollande et désastreux 4-1.

Une longue nuit de sommeil : 23h-9h. Un réveil lent et cotonneux.

J’ai appelé Isis pour savoir comment on s’organisait pour le Grand Palais. Elle m’a laissé un message un peu plus tard pour me dire qu’elle aimerait bien que l’on reste ensemble cette nuit après notre promenade parisienne. Sa fille organise une fête chez elle et Isis a décidé de lui faire confiance, de la laisser seule gérer la soirée.