Belle histoire pas encore finie
Par sanieptia le samedi 14 juin 2008, 13:05 - Journal - Lien permanent
Jeudi 12 juin 2008 – 12h10
Mardi soir, comme convenu, après le travail, j’ai emmené Isis au restaurant.
J’avais choisi d’aller à Beaubourg, Le Petit Mâchon, à Nogent, ne servant pas après 21h. On y avait passé un bon moment un soir vers 23h. Là il était plus tôt et les terrasses étaient blindées. Mais on a trouvé une petite place, dans un restaurant moins bon que celui de la dernière fois.
On a parlé de choses et d’autres et surtout de ma névrose. Je n’ai pas cherché à me défendre. J’étais comme j’étais et la vie était comme elle était. J’ai attendu le moment propice pour lui dire ce que j’avais pensé après notre discussion du midi. Mais il n’est pas venu. J’ai décidé de le provoquer à la fin du repas, au café, parce que je savais qu’ensuite ce serai trop tard, ou moins bien.
Des larmes ont fait briller ses yeux mais n’ont pas coulé. Je lui ai caressée la joue pour la réconforter mais ne me suis pas démonté. Je disais ce que je ressentais, ce que je pensais. C’était comme ça. Il fallait être réaliste.
Assez vite, ses yeux sont redevenus normaux et on a continué à parler sereinement.
Sur le chemin du retour, entre le restaurant et la voiture qui était garée sous l’esplanade de Beaubourg, elle m’a pris la main. Avec ses doigts croisés dans les miens. Peut-être pour me dire qu’elle n’avait pas envie que ce soit fini entre nous. Cela ne me plaisait pas. Et au bout de vingt mètres, je me suis libéré. J’ai remplacé nos mains enlacées par un autre geste amoureux qui me convenait mieux. J’ai mis mon bras droit autour de ses épaules et nous avons marché ainsi, collés l’un à l’autre. Elle me tenant par la taille.
Quand je l’ai déposée devant chez elle, nous nous sommes embrassés chastement et tendrement sur la bouche. Et juste avant d’écrire ces lignes, je lui ai envoyé ce message :
« Je ne vais pas à la danse samedi. On ira au Grand Palais quand tu voudras. C’est ouvert à partir de 10h. Je ne sais pas où l’on va tous les deux mais on y pas. Puisque tu as pris ma main en sortant du restaurant. »
Il y a eu ce message aussi, à 1h17, après le restaurant :
« Tu es le bienvenu quand tu te sens bien. Quand tu veux être seul, tu le dis. Est-ce que c’est envisageable ? »
Auquel j’ai répondu :
« On verra ça ensemble. Et pour répondre plus précisément : c’est envisageable. »
Et encore celui-là, à 0h44 :
« En fait je suis triste. Mais je ne le sentais pas jusqu’à présent. »
Auquel j’avais répondu :
« La vie n’est pas gaie. Et on passe notre temps à essayer de ne pas être malheureux. Le sage abîmé, ou mal formé, a parlé. Bisou. »
Et à l’instant, 13h06, elle me répond :
« Moi non plus je ne sais pas où l’on va. Peut-être est-ce à inventer. Je ressens l’envie d’être avec toi, et aussi ma difficulté à parler. Je suis troublée. »
« Samedi, on sera ensemble. » Ce sera ma réponse dès que j’aurai fini d’écrire.