Fin d'une belle histoire
Par sanieptia le mercredi 11 juin 2008, 13:23 - Journal - Lien permanent
Mardi 10 juin 2008 – 18h15
Dimanche, j’ai envoyé ce mail à Isis :
« J'ai l'impression que l'on s'aime moins qu'avant, différemment, pas
comme au début. Cela ne me rend pas gai. Ni gay.
A part ça, cet état de semi-déprime s'avère productif au niveau littéraire.
J'avance dans la correction de mon Journal et j'ai écrit une belle tartine hier
au café.
Bisou, à bientôt, au plaisir de te retrouver, au boulot ou chez toi.
PS: Je ne passerai pas ce soir. Je n'ai pas envie d'une soirée comme celle
d'hier, même si j'ai été heureux de dormir avec toi et de te retrouver ce
matin. »
Le soir, à 21h21, elle m’a envoyé ce sms :
« Je viens de lire ton mail. Je crois en effet que quelque chose ne va pas. Je cherche. Ce serait bien d’avoir du temps. J’ai hâte de parler de vive voix avec toi. Je sens de la tristesse. La mienne. La tienne. Je ne sais pas mais en tout cas je ne l’accepte pas. Je me couche. Je me sens épuisée. Mais si tu as envie tu peux m’appeler ou m’envoyer un message. Je t’embrasse. »
La veille, je l’avais rejoint chez elle. On se voyait déjà moins depuis quelques jours. Pour sa fille, pour moi qui avait besoin de me retrouver.
Quand je suis arrivé chez elle, sa fille était couchée sur le canapé. Isis était dans son lit et regardait un DVD. Je lui ai dit qu’elle pouvait continuer. J’avais envie de me coucher à côté d’elle et de regarder la fin du film ou de rêvasser. Mais elle a décidé d’arrêter. Moi, je me suis déshabillé et je me suis couché. Je n’allais pas bien. Je me sentais à côté de mes pompes, pas amoureux, pas désirant sexuellement, seulement envie de me réfugier quelque part, dans le sommeil ou dans les bras d’Isis. Elle a rangé son DVD et a fait ce qu’elle avait à faire. Brossage de dents, etc. Et puis elle m’a rejoint. Je n’avais pas envie de parler non plus. J’étais « coincé ».
Nous avons fait l’amour d’une façon déplorable. Moi mal à l’aise avec ma queue à moitié molle. Il a failli plusieurs fois se passer quelque chose mais on a fini par arrêter. C’était triste, déprimant. Elle m’a fait jouir en me branlant sans que je le lui demande. Elle aime bien faire ça, je crois. Je l’ai déjà signalé. Nous nous sommes séparés dimanche matin et puis voilà. J’ai envoyé mon mail en fin de matinée.
Ce midi, je suis allé manger chez elle et nous avons parlé. Elle surtout. J’en ai déduit qu’un type comme moi ne lui convenait pas. Peut-être une fois ma seconde psychothérapie terminée, mais pas pour l’instant. (Je commence vendredi à 19h.)
Elle ne veut pas faire la maman, et moi, souvent, j’aurai besoin de me réfugier dans ses bras, ou alors de la laisser seule parce que j’aurai besoin d’être seul, parce que souvent, finalement, je ne vais pas bien. Et je suis d’accord avec elle. Je ne veux de ce genre de relation moi non plus.
Nous mangeons ensemble ce soir et nous continuerons à discuter. Je lui annoncerai que pour moi c’est clair, que la bulle d’amour a explosé et que nous ne sommes pas faits pour être ensemble. Elle s’est libérée, et moi, je dois le faire. Je ne dois pas la tirer vers le bas ou jouer le rôle de son fils ou qu’elle-même joue celui d’une infirmière. Affaire classée.
Commentaires
fin d'année nostalgique et pleine de doutes ;c'est comme le temps rien qui n'arrive à s'installer,des envies,des rencontres je ressens trés bien ce que décrit sanieptia:une telle envie d'y croire qu'on finit pas le croire...... Et puis il ya un jour il ya le chat,son fils,sa famille, l'éloignement,plus sûr de rien,plus envie de rien et il faut se dire que c'est déjà fini et on recommencera.....
fin d'année nostalgique et pleine de doutes ;c'est comme le temps rien qui n'arrive à s'installer,des envies,des rencontres je ressens trés bien ce que décrit sanieptia:une telle envie d'y croire qu'on finit pas le croire...... Et puis il ya un jour il ya le chat,son fils,sa famille, l'éloignement,plus sûr de rien,plus envie de rien et il faut se dire que c'est déjà fini et on recommencera.....
décidément mon inconscient où ma main (!) a envie de marquer cette réflexion ...Toutes mes excuses pour ce doublon...