Emilie

29 avril

« C’est comme il y a 4 ans : un boulot qui pue, un mec génial mais livré sans mode d’emploi… Sauf que j’ai quelques névroses en moins pour gérer tout ça. Bisou »

Isis

29 avril

« Pas de filage ce soir. Je ne vais pas rentrer tard comme hier. J’ai envie de finir ton manuscrit et de profiter de notre soirée ensemble. Je t’embrasse »

30 avril

« Les boules. Mon message vient de s’effacer. Je t’appelle après. Plein de bonnes nouvelles pour nous. Plein de baisers. »

1er mai

« Bonjour. Je me suis réveillé alors que j’étais dans tes bras dans le rêve. Et si on sortait en amoureux ce soir ? »

2 mai

« Tes messages m’enchantent. Je crois que nous sommes en train de vivre quelque chose de très léger et sérieux à la fois. Nous naissons à nous même et le partageons ensemble. »

« Comment cela se passe pour toi ? Je suis de tout cœur avec toi. Je pense à toi. »

3 mai

« Je te sens très exalté et enthousiaste. C’est comme si tu sentais la dimension sacrée en toi. En tout cas moi je la sens. »

« J’aime quand tu me racontes. Ca me rapproche de toi. »

« Même à Auchan je pense à toi. »

« Je vais à la piscine avec trois ados. Je t’appellerai de là-bas. Ne m’oublie pas. »

« J’ai senti des griffes me pousser quand j’ai lu : de jolies femmes. »

« Je barbotte dans l’eau chaude. Je t’emmènerai. Nocturne jusqu’à minuit vendredi et samedi. Tu me manques beaucoup. Les filles s’éclatent. J’aimerais que tu sois là avec nous. Partie remise. Je t’aime et je t’embrasse et je retourne à l’eau. »

4 mai

« Je viens de jouer à la marchande au marché. Je me suis fait embaucher. C’était très sympa, très agréable de toucher les fruits et les légumes. Fais ce que tu as à faire et rentre vite. Je t’embrasse. »

« Orly le dimanche après-midi. Heureusement, c’est pas comme dans la chanson. Je ramène Julie. Bises. »

« Toujours en action. Je bouge l’ordinateur et après, sous la glycine, j’essaierai de bouquiner au soleil. »

« Je ne te censure pas. Je t’écris juste ce que je sens. Et j’essaie d’accueillir tous mes sentiments. Je ne m’étais jamais autorisée la jalousie jusqu’à présent. Maintenant j’y ai droit. Si tu es moins causant, ne te laisse pas envahir, tu as raison d’aller voir ailleurs, car tu ne les changeras pas. Je suis avec toi. »

« Je te sens très loin. J’espère que ça va. »

« Juste pour être encore un peu avec toi avant de m’endormir. Vivement demain. Notre conversation me bouleverse. J’ai hâte d’être dans tes bras. J’en ai envie et besoin. Je t’embrasse tendrement. »

5 mai

« Bonjour mon amour. Bonne route et à très vite. Mais pas d’imprudences on the road. »

6mai

« Oui. La joie te va super bien. Tu ne me parais plus triste ces derniers temps. »

Moi

29 avril

« Tu me manques depuis que nous nous sommes quittés à 13h. Même si je suis heureux d’^tre seul pour faire ce que j’ai à faire. »

« Je suis dans ton lit
Ma chérie
Je lis
Non
Je vais lire
Quand j’en aurai fini avec cette poésie à deux balles
Je t’attends
Rien d’autre que toi ne compte dans ma vie en ce moment
Rien d’autre que ce que je vis avec toi
Tu n’as pas peur des angoissés, des maniaco-dépressifs ?
Je t’attends. »

30 avril

« J’adore les bonnes nouvelles. Appelle-moi après ton pot. C’est joli « pleins de baisers ». Cela me plaît. »

« Il fait très beau. Dommage qu’il fasse nuit. Bisou. »

2 mai

« On va faire de belles choses tous les deux. Et pas seulement pour nous. Bisou. »

« Je n’arrête pas de penser à toi et cela me plait. Je suis heureux. Je n’ai jamais avoué mes sentiments comme ça. A personne. »

« Je viens de trouver un charmant petit café. Si j’ai le temps d’y aller en fin d’après-midi, tu vas me retrouver bronzé. Accessoirement, en passant, j’au aussi trouvé un peignoir. Mais je ne l’ai pas acheté. J’y retournerai demain. J’espère que tu vas bien. Bisou. »

« Très sérieux… Et pourtant, cela ne m’angoisse pas. C’est merveilleux. Je me dis parfois que tu es la femme de ma vie. Même si je ne crois pas à ces choses là.

3 mai

Un rayon de soleil, quelques nuages, une pensée pour toi. C’est une bonne façon de commencer la journée. Bisou. »

« Message écrit à la suite de l’autre, dans ma tête :
Déjà que je me prenais pour un surhomme, au sens nietzschéen, avec toi, ce n’est pas en haut de la montagne que je me retrouve, comme Zarathoustra, mais carrément dans les nuages. »

« Autre message :
Je me sens bien ici avec mes parents. L’amour guérit ? »

« Et la preuve qu’il guérit, c’est qu’ici, au café, la conversation de mes voisins ne me déprime pas, mais m’amuse. J’ai l’impression de les voir tels qu’ils sont derrière leurs mots. »

« Tu évoquais le côté léger de notre relation. Cela me plait. Profondeur et légèreté, intensité, authenticité, liberté d’être, de penser et d’agir, liberté de jouer et de jouir. Une sagesse incompréhensible, inaccessible pour la plupart des humains. Cela me rappelle aussi la digression de Kundera dans L’insoutenable légèreté de l’être. Entre légèreté et pesanteur. Cela me rappelle aussi ta façon de parler du fil. Je ne suis plus seul avec toi. »

« Je vis avec elle… »

« Cependant, je ne suis pas encore guéri. Car je ne trouve pas mes parents drôles. Je les trouve plutôt pathétiques. Mais c’est déjà un progrès. C’est mieux que de déprimer et de me renfermer. Avec mon frère ainé, celui qui a disparu, et K., on se tapait de bonnes rigolades l’été grâce à eux, pour décompresser. »

« Il faut que l’on se revoie très vite. Ambiance balnéaire ici. Plein de jolies femmes. Des bourgeoises surtout. Cela ne me déplait pas. Blague à part, c’est toi que j’aime et c’est avec toi que j’ai envie de faire l’amour. A très vite. »

« Je ne risque pas… »

« Et moi quand j’ai appris à Dom qu’on était ensemble et qu’il m’a répondu : « faut que j’arrête de la draguer alors ? » Parce qu’une fois, avant qu’on soit ensemble, alors qu’on parlait de toi tous les deux, il avait dit : « c’est vraiment une chouette fille… » Avec un air tellement convaincu… C’est mignon. On est jaloux. J’ai hésité à parler des jolies femmes. Je n’aurais peut-être pas dû. Bisou. »

« J’ai apprécié ton dernier message. Je suis fatigué. Je me couche. Fais de beaux rêves. »

4 mai

« J’ai envie d’être avec toi. Et ce qui est bien, c’est que ce n’est pas pour fuir ce que je vis ici. C’est pour être avec toi. Je crois que désormais, ma vie passe par toi. J’espère que tu vas bien. Moi ça va. Bisou. »

« C’est bien. Fais-nous une belle chambre. Moi, je ne suis pas causant. C’est difficilement racontable ce qui se passe ici. Il faudrait enregistrer les conversations. Et en les écoutant, on n’y croirait pas. Mes parents ont poussé l’art de se gâcher la vie à un niveau qu’on ne peut imaginer. « Pas un pour relever l’autre » ils nous disaient quand on était mômes et qu’on se chamaillait. On en est là : pas un pour relever l’autre. Et ma sœur est bien dans le mouvement. C’est déplorable, attristant, inconcevable qu’on puisse vivre ainsi. Moi, pour rester dans la jolie vie que je me suis construite, je vais aller faire un tour en ville et regarder les gens, écrire quelques lignes peut-être. Et pour rester proche de toi, pour ne pas te déplaire, j’éviterai de regarder les jolies bourgeoises. Je t’aime. Je t’embrasse fort. A très bientôt. »

« Je suis avec toi moi aussi. J’aime bien t’imaginer avec des griffes. »

« Je suis au Pôle Nord. C’est pour ça. Bisou. Je t’appelle. »

5 mai

Avec un peu de chance, et sans imprudence, je devrais être chez toi à 13h. Ca te va ? »

6 mai

« Je me sens libre et heureux avec toi. C’est ce qu’il me faut. Contrairement à mes parents, je ne suis pas fait pour le malheur. Mon ambition est même de devenir un « professionnel » du bonheur. Bisou. »