Jeudi 24 avril 2008 - 14h10

Mail non envoyé à Isis :

« Avec toi j’écris moins mais je vis plus. Je vis des choses différentes, épanouissantes. »

16h30

Ai envoyé le message finalement. Seulement la première phrase. Ca faisait mieux. Ca sonnait mieux.

Isis n’a plus la tête de ses 20 ans. Ni de ses 30, ni de ses 40. Mais elle est jolie. Bientôt, je vais sortir avec une jolie grand-mère. Avec une femme âgée je veux dire. Ca fait bizarre.

C’est comme ça, comme j’ai tenté de l’expliquer l’autre jour à mon fils. On ne choisit pas ce genre de chose.

Au lit, elle est beaucoup plus jeune. Elle est neuve, fraiche. Une vraie jeune fille. Nous sommes deux adolescents amoureux.

Nous faisons l’amour simplement. Toujours de la même façon. Curieusement, cela ne me gêne pas. Parce que nous sommes deux adolescents au début de quelque chose. Et parce que je sais que pour commencer, mieux vaut des choses simples.

Pourtant, c’est différent à chaque fois. On se découvre à chaque fois. Un peu plus.

Nos sensations ne sont pas les mêmes. Le dialogue de nos corps s’affine. S’approfondit. Nos corps se parlent et jouent ensemble. Et nous, on laisse nos cervelles au vestiaire.

Elles reviendront plus tard, pour ajouter de la profondeur ou du piquant aux dialogues de nos corps.

J’avais un joli mot sur l’oreiller hier soir (j’avais sa clé et je rentrais avant elle). Je vais le garder.

« Tu entres dans ma vie comme une évidence.
Tes mains me touchent, tes mots me touchent, ton corps me touche, ton esprit me touche, ta fragilité me touche aussi.
Tu as parfois aussi une sorte d’aplomb là où moi je me sens très fragile.
Bienvenue !
Je t’embrasse fort. See you.
I. »