Samedi 5 avril 2008 – 12h00

Peut-on vivre l’amour sans dire « Je t’aime » ?

Je vais essayer de faire ça avec Isis.

Continuer de lui dire avec d’autres mots, avec des gestes. Et si cela ne lui suffit pas, eh bien, je lui dirai le fameux « Je t’aime ».

Mais j’ai bien envie d’attendre. De ne pas lui dire. De mesurer combien de temps il se sera passé avant que je le dise.

La soirée fut agréable, la nuit difficile. J’étais comme une poule avec un couteau – expression d’enfance qui n’a pas grand-chose à voir avec le sujet, sauf par le fait que j’étais perdu, malhabile.

Isis était chaude elle, libérée, alors que je bandais mollement. J’étais « coincé ». Heureux d’être au lit avec elle, détendu mais coincé. Quelque chose clochait dans l’organisation de mon petit monde intérieur. Ca bouillonnait de toutes parts mais ça ne connectait pas avec ma bite. Un peu comme un ordinateur qui rame pour atteindre la page web qu’on lui a demandé. C’est très désagréable. Très énervant.

J’ai eu un sursaut de vigueur dans la nuit. Nous avons recommencé. Son sexe était gluant et profond et m’aspirait. Je pense que cela m’a fait peur. Et je me suis retiré avant de débander.

Je me suis branlé en lui écrasant les seins avec ma main libre et j’ai joui.

J’en avais besoin. J’avais eu trop mal aux couilles après la première séance.

12h45

J’étais comme un petit enfant en fait. Et les petits enfants, ça ne fait pas l’amour.