Samedi 29 mars 2008 - 17h45

Je prends mes marques au café d'O.L.F. Je suis déjà venu ce matin, en coup de vent. Bruno m'avait appelé pour l'aider à transporter la télé géante qu'il vient d'acheter de chez son frère à chez lui. (C'est pour économiser la redevance qu'il l'a fait acheter par son frère.) Ensuite j'ai fait la lessive et attendu Emilie qui voulait me voir. Je l'ai emmenée chez Lucky. Nous nous sommes promenés dans le bois derrière la maison.

C'est toujours le grand amour avec M. Au lit, c'est pas vraiment ça (elle coince) mais c'est le grand amour quand même.

Je ne lui ai pas parlé d'Isis. C'est pour ça que je n'ai pas répondu à son appel hier. Je craignais une leçon de morale ou qu'elle me fasse part de ses doutes quant à cette relation.

Bref, Emilie est repartie et je commence ma vie à O.L.F.

Il s'est passé quelque chose de bizarre avec Isis. Hier midi, je lui ai demandé si elle voulait qu'on se voit. Elle était pressée, avait des choses à faire et je n'ai pas insisté. Le soir, après le boulot et avant le spectacle, comme c'était prévu, nous sommes allés ensemble chez elle. On a pris un thé, discuté de choses et d'autres. Et puis elle s'est mise à parler de la mort. Au sujet d'un chat, et puis d'une personne. C'est peut-être moi aussi qui ai lancé le sujet, parce, s'il ne se produit pas de miracle, Lucky va être bientôt veuf. Bref, je trouvais Isis morbide et décidais de la couper pour changer de sujet. Et là, elle m'avoue qu'elle n'est pas bien, que c'est pour ça qu'elle parle de choses pas gaies. Elle m'explique que notre relation l'angoisse, la met dans un sale état, qu'il lui faut du temps - ou alors qu'il ne se passe rien entre nous (c'est ce que j'ai traduit).

J'ai fait comme si tout allait bien. Je lui ai dit que je n'allais pas lui sauter dessus. Qu'elle pouvait respirer. Et puis on a passé les minutes qui restaient comme deux amis avant de partir pour le spectacle.

Avant, je m'en serais voulu de m'être emballé encore une fois, d'avoir rayé Isis de la liste aussi rapidement, en deux minutes, en finissant un thé, sans en souffrir ou presque, je me serais trouvé bizarre. Aujourd'hui je m'en fous, j'assume. Au cours de la soirée, j'ai trouvé mille raisons pour me dire que je n'avais rien à faire avec une personne comme Isis, tellement à la recherche d'elle-même, tellement fermée sexuellement.

Du coup, quand on s'est promenés avec Emilie, je n'ai pas eu d'efforts à faire pour ne pas lui parler d'Isis. Je lui ai parlé de l'instit' (qui n'est pas instit' finalement), de ma vie en général, de mon aventure.

A Isis, j'ai envoyé ça ce matin, un rien cynique, désabusé :

"J'espère que tu vas bien. Désolé si je t'ai stressée. Moi, je vais bien. Je vais poursuivre ma quête - poil à la quéquette. Bisou."

Et à 12h06 j'ai ajouté ça pour me rattraper un peu :

"Je vais toucher 34 000 euros. Ca devrait suffire pour aller au bord de la mer. Une chambre à deux lits. Tu me diras."

Quoi d'autre ?

Tout me fait chier.

Vivement que je donne mon mot à l'instit' qui n'est pas instit'. Et en attendant je vais regarder Ardisson, puis Jeanne d'Arc, avant de me branler devant l'un des DVD que j'ai ramené.

Dimanche 30 mars 2008 - 10h40

Soirée alcool et sexe hier. Légère gueule de bois ce matin. Cela ne me rend pas spécialement heureux. Ardisson pas intéressant et à Jeanne d’Arc j’ai préféré regarder des filles se faire enculer pendant des heures.

Ce qui m’énerve surtout ce matin, ce que le copier-coller de ma clé sur le blog ne fonctionne pas chez Lucky. Je vais aller faire ça chez moi. Et pour les jours qui viennent, je recopierai directement mon carnet sur le blog.

Ai appelé Isis à la troisième bière – quand j’écrivais au café. Lui ai laissé un message. Elle m’a rappelé alors que je me garais devant chez Lucky. Je m’écoutais parler et me rendais compte que je n’étais pas indifférent. Je lui proposais d’autres spectacles, plein de choses pour que l’on se revoie. Du coup, je me dis que je suis peut-être encore un peu accroché. Quand elle essayé de me dire ce qui se passait pour elle, je l’ai coupée assez brutalement pour lui dire ce que j’en pensais. J’ai précisé que je n’avais peut-être pas raison mais que c’était ce que je pensais, vraiment.

« Je crois que cela fait tellement longtemps que tu n’as pas eu d’histoire sentimentale ou sexuelle que cela te fait complètement flipper. Tu t’es habituée à vivre autrement, sans ça. »

Elle a admis qu’il y avait du vrai dans cette hypothèse mais que ce n’était pas ça, pas seulement ça. Moi, j(avais pas envie de discuter de ça, comme si j’étais fâché contre elle. La suite au prochain épisode, quand on se reverra. Qu’elle réfléchisse, qu’elle sente les choses et décide. Je lui ai fait un gros bisou affectueux et je lui ai dit au revoir.

A part ça, ça me fait chier d’avoir deux habitations, de ne pas pouvoir quitter les chiens plus de quatre heures et de dépenser de l’argent en essence en faisant des allers et retours entre ici et chez moi.

J’ai dit l’autre jour à Isis que je n’avais pas de sympathie pour les humains. Que la plupart du temps je les trouvais bêtes et méchants. Bêtes surtout.

Aujourd’hui, je me dis que je vais devoir assumer cela. Pas de sympathie. De la compassion mais pas de sympathie.