Confort, pas de sexe, un brin de folie tout de même
Par sanieptia le dimanche 23 mars 2008, 20:51 - Journal - Lien permanent
Samedi 22 mars 2008 – 11h15
Je me suis raté deux fois (au réveil). Mercredi et vendredi. Je crois que c’est le confort qui m’endort, la télé le soir avec Rosy, le canapé dans lequel je récupère sans me soucier des images sur le grand écran.
J’ai moins la pêche. Mais je suis bien, apaisé. Perturbé par le changement de mes habitudes mais apaisé. Apaisé par la présence de Rosy, par le confort, par le calme de cet appartement. Je commence de vivre un peu « à l’ancienne » ici, dans le silence (avec une pensée pour Léautaud). Parce que Rosy ne semble pas plus écouter de musique que moi, parce que ce n’est pas pratique de regarder la télé en faisant autre chose – je la regarde seulement en mangeant, sur le canapé, un plateau sur les cuisses. Je découvre la TNT et je zappe, ne découvrant jamais rien de vraiment intéressant. Bref, ce n’est pas ici que je vais devenir un accro de la télé.
Je n’ai aucune envie de voir Dominique et il ne m’appelle pas. Je fantasme de temps en temps sur le sauna des Halles, sur l’idée de me faire prendre par plusieurs hommes. Mais ce n’est pas le moment. Plus tard.
Idem pour le sauna mixte que je voulais visiter. Je préfère rester au calme, m’habituer à ma nouvelle situation. Je préfère voir Emilie - nous avons rendez-vous cet après-midi -, qu’elle me raconte ses histoires d’amour.
Avant, j’irai à la piscine - vers 14h - faire 500 mètres et regarder quelques belles fesses sous-marines. J’irai à la piscine pour nager, me faire du bien, pas pour me laver. C’est ça le confort, une forme de bonheur.
J’ai internet aussi maintenant à la maison. Vais peut-être m’occuper d’Angot, de Psychologies, de mon Journal 2006-2007 ?
Mon acte fou du jour. Ce message envoyé à I :
« J’ai pensé à toi ce matin au réveil. Il ne s’agissait pas d’amour ou
de sexe mais d’affection. J’étais en manque d’affection.
S’il t’arrive à toi aussi d’être en manque d’affection, s’il t’arrive de penser
à moi, on pourra partager un peu d’affection.
T.
PS : Pour être réaliste, il y avait dans cette affection (sournoisement cachés) de l’amour et du sexe. »
Je crois que c’est pour mettre un peu d’ordre dans mes sentiments, pour assumer mon cœur bizarre, ma folie.
C’est cette dernière réflexion qui m’a donné le courage d’envoyer le message.