Jeudi 20 mars 2008 – 8h50

C’est le printemps. Officiellement. Le soleil est là. Encore du ciel bleu en ouvrant mes volets.

Je suis impatient de toucher mon gros chèque, de tourner la page de cette situation intermédiaire entre mon divorce et aujourd’hui.

Je suis toujours heureux chez Rosy, heureux dans ce nouveau chez moi, mais l’attente de la signature (je n’ai toujours pas de date) me gâche le plaisir.

Patience et courage – comme pour le sexe et l’amour. Mettre en veilleuse l’inquiétude et l’impatience.

Projet de lettre à mon jeune frère :

« J’aimerais reprendre une relation plus suivie avec toi et ta famille.
Des fois, je me dis que c’est trop tard, que la vie nous a trop éloignés l’un de l’autre. Mais la plupart du temps je me dis que c’est possible.
Ma situation est en train de s’améliorer. D’ici un mois, si tout va bien, j’aurai un gros chèque suite à la vente de mon studio. Je suis déjà installé en colocation. Ca me plait. Cette façon de vivre – la colocation -, quand mon appartement sera vraiment vendu (j’attends la date de signature chez le notaire), va me donner une marge financière agréable. Je pourrai de temps en temps partir en week-end. A Dijon, à Clermont, au bord de la mer ?
A suivre…
Je te tiendrai au courant.
J’espère que tu vas bien. Que V, F et S vont bien.
Bisou à vous tous,
T »

Projet de lettre à la jolie instit’ de mon âge que je croise tous les matins au café :

« J’ai craqué pour vous au début. Et puis non, je me suis dit que ce n’était pas raisonnable, que ça allait être compliqué, etc.
Et aujourd’hui – parce que c’est le printemps ? – je craque à nouveau. Parce que vous êtes jolie et désirable, parce que, si je ne me trompe pas, je ne vous déplais pas moi non plus.
Un verre ? Un diner ? Un e-mail ? Ou rien.
Portez-vous bien,
A bientôt,
T »