Jeudi 13 mars 2008 – 09h10

Lucky m’a fait des reproches hier. Je n’aime pas ça. Mais, après tout, je ne suis parfait. Et sur ce truc là, effectivement, je ne suis pas bon. Lui ai dit que je ferai de mon mieux pour m’améliorer.

J’espère qu’il ne m’en remettra pas une couche aujourd’hui. C’est son style, quand il est énervé… Et, s’il le fait, je vais essayer de rester debout, de ne pas me mettre à plat ventre comme un animal soumis. En attendant, je respire (façon méditation), me prépare à ne pas me mettre à plat ventre.

Message non envoyé à O :

« Ca m’a fait du bien de te faire cet aveu. Ca m’a libéré de quelque chose. Je vais pouvoir continuer à vivre librement maintenant, comme j’aime. On n’est pas obligés d’en parler si tu n’en sens pas l’utilité. Mon cœur va bien. Il n’est pas brisé. »

Et pour ce qui est de l’amour, je ne vais pas me presser. Tous les films en parlent. Tous les livres en parlent. Ce ne doit pas être une chose évidente. Et il ne faut pas que je croie que je vais régler mon problème en cinq minutes. Vais essayer d’être patient et courageux.

Vendredi 14 mars 2008 – 07h50

Je suis content d’être en week-end. La journée devrait bien se passer. Lucky ne m’a pas soufflé dans les bronches une seconde fois hier.

Dans ma tête, je suis déjà en train de déménager. Ce matin, en me lavant, à l’ancienne, après avoir fait chauffer l’eau, au gant de toilette, après m’être fait un shampooing à l’eau glacée, je me disais, heureux, que c’était la dernière fois. Dès demain, j’aurai à ma disposition une douche et une baignoire, un grand lit, un canapé, une télé immense. Fini le camping. Et dorénavant, quand j’aurai un problème à régler (comme la panne du chauffe-eau par exemple), je le réglerai le plus vite possible. Parce que, quand je laisse traîner, je laisse vraiment traîner.

Mon rêve de vivre à l’hôtel avec le minimum, un sac, se réalise ? J’en ai bien l’impression.

Ce ne sera peut-être pas merveilleux, mais ce sera bien. Ce sera mieux que ce que je vis en ce moment. Surtout, ce sera ce que j’ai décidé, ce dont j’ai envie.

PS : Ai envoyé le message à O jeudi soir. Vendredi, j’avais un e-mail, qui me disait ce que je savais déjà. Je lui ai répondu gentiment, affectueusement.