Mercredi 27 février 2008 – 19h30

Aujourd’hui encore, un signe au sujet de cette histoire de « nouvelle religion ». Je tombe à 13h45 sur André Brahic qui parle de son livre, Lumières d’étoiles, à la fin du journal de France 2. Tout cela va dans le même sens… Et je vais probablement acheter son livre, autant pour moi que pour mon fils. Il s’agit de belles images de l’univers.

Amour avec Dominique lundi. Envie d’une queue plus dure, plus grosse, plus virile. Peut-être que mon côté bisexuel, très passif, ne l’excite pas beaucoup ?

Coïncidence ? Alors que je pensais avant de me mettre au lit avec lui que j’aimerais bien être le jouet de deux types très excités - alors que j’y pensais et n’osais pas lui en parler durant les préliminaires -, c’est lui qui a abordé le sujet. « Comme tu pratiques le « fist »… cela devrait être possible de faire entrer deux queues dans ton cul… » J’avais imaginé, pour ma part, quelque chose de plus classique, du genre je suce l’un pendant que l’autre m’attrape. Mais bon, en négociant un peu, on peut sûrement faire les deux.

Je me suis mal renseigné sur le sauna mixte. Le mercredi après-midi est réservé aux couples. Je me suis cassé le nez, comme on dit. J’y retournerai samedi.

A part ça je suis fâché avec l’écriture (depuis une panne de réveil mardi). Parce que j’ai perdu mes habitudes mardi ? Parce que je ne sais pas quoi faire avec Margaux ? Parce que Christine Angot n’a toujours pas donné signe de vie ? En tout cas quelque chose est changé.

Jeudi 28 février 2008 – 8h45

Je ne sais toujours pas ce que je dois faire avec Margaux. J’hésite depuis plusieurs jours à lui envoyer un texto, du genre : « Ca va le ski ? Ta vie est plus agréable qu’à Paris ? P. n’a pas fait le voyage pour venir t’embêter jusqu’ici ? » Mais je ne le fais pas.

Peut-être que j’ai envie que ce soit elle qui fasse un pas. Et si elle ne le fait pas, cela voudra dire qu’elle n’a pas besoin de moi. Ni en tant qu’ami, ni en tant qu’autre chose.

Si je fais le bilan de cette rencontre depuis la mi-janvier, ce n’est pas très brillant. Au début, quand elle a répondu à mon premier texto, elle a dû se dire : « Pourquoi pas ? » Et puis ensuite, quand elle a vu que j’étais fauché, que je n’étais pas de son monde, elle a dû se dire : « Il est sympa, mais il n’y a pas d’avenir avec lui. On peut continuer à se voir de temps en temps, c’est agréable ». Seulement, ce « temps en temps », elle ne nous en a pas fait profiter souvent… Et l’ex qui la harcelle le lundi quand on doit se voir… Et elle qui me dit de ne pas appeler avant la semaine prochaine… Sachant que son fils est du côté de son ex… Il est possible qu’ils soient tous les trois au ski… Pourquoi j’appellerais ? Et même s’ils ne sont pas ensemble au ski. Si elle ne prend pas la peine de me raconter ses histoires – même dans les grandes lignes -, si elle ne me tient pas au courant, pourquoi j’appellerais ?

Après ces quelques lignes, je me dis que si je veux rester cohérent, je ne dois pas appeler, pas envoyer de sms.

En attendant, je vais rester en manque d’affection, en manque de sexe, et pire : en manque d’aventure. Je vais devoir en inventer une autre.

Vendredi 29 février 2008 – 7h40

Ai fini par envoyer ce texto hier soir :

« Ca se passe bien le ski ? Tu te détends ? Moi, je pars dimanche pour une semaine à C. P. a-t-il réussi à te « reprendre » ? J’aimerais bien savoir ce qui s’est le lundi où l’on devait se voir, et après, quand tu étais si « occupée »… J’espère que tu vas bien ».

Ensuite j’ai lu et je me suis endormi. (Toujours Rendez-vous, en attendant d’acheter un autre livre.)

Cette nuit, après m’être réveillé à cause d’un rêve, j’ai vu qu’on m’avait envoyé un message. Je me suis douté que c’était elle. Je ne l’ai pas lu.

Une chose positive hier, en lisant Angot, qui exprimait que souvent, dans certaines situations, en regardant autour d’elle, elle se disait : « Qu’est-ce que je fais là ? Ce n’est pas ma vie. Cela ne me correspond pas. » J’ai regardé autour de moi, mon appartement aménagé façon « camping », sans eau chaude, ma situation matérielle peu reluisante, et j’ai constaté que j’étais bien dans ma vie, dans cette situation moyenne mais provisoire, que j’étais sur mon chemin, parfaitement en accord, à ma place.

Vais lire le texto maintenant.

« Il a réussi à m’avoir… Normalement, il m’emmène au Maroc dimanche ou lundi. Now ski avec mon fils et mes copines… »

Je me suis trouvé perspicace.

Vais lui répondre quelque chose.

Ai trouvé ça.

« Tous mes vœux de bonheur. Bonne chance. Garde mon numéro, on ne sait jamais, si un jour tu ne sais pas qui appeler et que tu penses à moi. Bonne chance encore une fois ».

13h30

Quand j’ai regardé mon portable après le boulot, vers midi et demi, il y avait ce message : « Je t’ap ». L’histoire n’est donc pas complètement finie. Ce qui me plait, c’est que ce n’est plus à moi d’appeler, de demander quoi que ce soit. Et si elle n’appelle jamais (ce dont je doute), je continuerai ma vie tranquillement.