Jeudi 21 février 2008 – 8h20

A 17h, à la patinoire, je n’ai pu m’empêcher d’envoyer ce message :

« Tu ne me tiens pas au courant de ce qui se passe. Je ne trouve pas ça très sympa. En même temps, je trouve qu’il faut respecter le silence de l’autre. Je n’insiste donc pas trop. Mais j’aimerais bien avoir de tes nouvelles un de ces jours. Quand tu en auras envie. J’espère que ça va. Bisou ».

Réponse immédiate :

« Je t’appelle demain après-midi. Suis avec mon fils ce jour. Biz ».

« Je serai en réunion demain AM. Je te ferai signe quand ce sera fini. Bisou ».

« D’accord ».

Rendez-vous agréable hier midi. Repoussé à 13h30. Une femme Noire. 30/35 ans. Pétillante et posée, agréable. Pas canon mais pas moche non plus. Un grand appartement. Un grand salon carré. Déco d’Afrique ou des îles mais pas trop lourde. Une amie à elle était là avec sa fille (un peu plus jeune que mon fils). On parle, on visite, on plaisante, et par deux fois elle veut m’offrir un verre. Je n’ai pas le temps, je n’ai pas envie de boire. Je dois rejoindre mon fils. Je me sens bien dans cet appartement, bien avec elle. Je lui ai dit que j’allais laisser passer quelques jours, honorer d’autres rendez-vous mais que je lui donnerai une réponse avant la fin de la semaine.

550 euros, ce n’est pas bon marché. Mais tout est compris. Impôts, charges, tel et internet. Les murs de la chambre sont blancs. Il y a un grand lit, un petit bureau neuf, un meuble que je trouve moche. Je crois que je vais démarrer chez Rosy une nouvelle vie. Avec presque rien. Quelques habits, un ordinateur. Une vie qui va me convenir.

Ce que j’ai apprécié aussi, c’est la salle de bain. Il n’y avait rien. Tout était dans un placard sous le lavabo. Un balcon aussi, orienté nord-ouest, peu profond mais très large. Je m’y suis vu dès le printemps face au couché de soleil. On a une vue presqu’aussi belle que depuis le balcon d’Emilie.

J’ai un autre rendez-vous dimanche. Mais j’ai envie d’appeler Rosy pour lui demander : « Si c’est ok pour moi, est-ce que c’est ok pour vous ? » Il s’agit d’un F4 au bord de la Marne. Une femme et son enfant, deux colocataires. J’ai peur de l’embouteillage dans la salle de bain. Et puis, même s’il y a la Marne, il n’y a pas de petit cœur de ville proche de l’immeuble. Et j’adore les petits cœurs de ville, surtout le mien. Je crois que je vais appeler Rosy dans la matinée.

Vendredi 22 février 2008 – 8h10

Je n’ai pas appelé Rosy. J’ai eu une journée chargée hier - mouvementée. Je pense que je vais le faire dans la matinée.

Lucky craque un peu. C’est la première fois que je le sens fragile comme ça. Il m’a appelé vers 22h pour me proposer d’habiter sa grande maison durant la première semaine d’avril. Pour m’occuper des chiens – deux jeunes labradors femelles – pendant qu’il sera en vacances en famille. J’ai dit « oui » pour lui rendre service, mais j’ai envie de vérifier s’il fait ça pour me faire plaisir. Je me dis que ça me changera de mon studio, me fera une expérience bizarre. Une grande maison à la campagne, des chiens… Ca correspond à la période où je devrai quitter mon appartement. Mais si tout se passe bien, je m’installerai tranquillement chez Rosy en mars.

J’ai eu une autre réponse hier. Un gay qui cherchait un gay. 41 ans. A Montreuil. Cela pourrait me changer d’univers. Mais je crois que je vais faire confiance aux bonnes sensations que j’ai eu chez Rosy.

Margaux m’a laissé un message quand j’étais en réunion hier après-midi. Elle me dit de ne pas l’appeler avant la semaine prochaine, qu’elle a des problèmes, et elle invente plein d’excuses à deux balles pour me dire de ne pas appeler. Si le fou furieux a réussi à s’incruster au ski avec elle et son fils, il est très fort, et elle est très faible, ou très folle.

Malgré tout ça, je ne peux me détacher d’elle. Impossible de draguer (la jeune femme que je trouve jolie). J’aurais l’impression d’abimer quelque chose entre Margaux et moi. Alors qu’entre nous, qu’est qu’il y a ?