Mardi 19 février 2008 – 8h00

Il fait jour avant 8h00. Ciel bleu. Je continue d’être solide, discipliné. Piscine hier, 500 mètres. En attendant la danse, c’est mieux que rien. Pas d’alcool, cela va de soi, couché tôt.

Ai croisé deux jolies femmes ces derniers temps. Une jeune, et une de mon âge. Vais arrêter de me focaliser sur Margaux, qui part en vacances, que je ne vais pas voir avant longtemps. On s’est vu deux fois en un mois. Vais essayer de rester son ami, parce que j’ai l’impression qu’elle n’en a pas, alors qu’elle a besoin d’aide, alors que la vie nous a fait nous rencontrer.

Je l’ai appelée à 14h00. Elle était pressée, ne pouvait pas parler. Comment fait-elle pour être toujours pressée ? Et je lui ai envoyé ce texto :

« Fais-moi signe quand je pourrai t’appeler ».

Et à 18h04, je reçois ça :

« Je t’appelle en sortant du kiné. Suis harcelée et perdue. J’annule pour ce soir. J’ai peur ».

Je l’appelle et elle me raconte que son abruti d’ex ne l’a pas lâchée depuis le début de m’après-midi. Je la laisse aller chez le kiné et lui envoie :

« Ok. Enferme-toi chez toi. Ne lui répond pas au téléphone. Ne lui ouvre pas. Appelle-moi après le kiné. Tu es sûre que tu ne veux pas que je vienne ? Cet abruti ne me fait pas peur ».

19h29 :

« Ca va ? »

Réponse :

« N ».

J’appelle et apprends qu’elle est avec lui, qu’ils boivent un verre, qu’elle essaie de le raisonner.

19h38 :

« Tu devrais me passer son téléphone pour que je puisse lui dire ce que j’ai à lui dire ».

19h48 :

« Et s’il se la joue « j’ai trop bu, laisse moi dormir chez toi », laisse le se démerder. Sauf si tu as envie de faire l’amour avec lui, car, si tu n’en a pas envie, il te violera. Je pense à toi. Bisou ».

Pas de réponse.

21h09 :

« Merci. Je ne suis pas bien ».

Moi :

« Tu veux que je vienne ? Qu’on parle ? »

Elle, avant que je n’ai pu envoyer le texto précédent :

« Je préfère le prendre avec gentillesse ».

Je ne comprends pas au début. Et puis je reçois :

« Je dine avec lui. Je suis aux toilettes. J’en ai marre ».

Je l’appelle et je continue de la mettre en garde. Lui dis d’oser lui interdire l’entrée de sa porte si elle ne veut pas passer la nuit avec lui. Elle est très perturbée. Le prédateur la tient entre ses griffes. J’appellerai en début d’après-midi. Le résultat de la soirée ne sera sûrement pas très positif.

Mercredi 20 février 2008 – 07h50

Margaux à 10h30 :

« Ca va. Je t’appelle plus tard ».

Moi à 13h45 :

« Tu t’en es bien sortie hier ? Je peux t’appeler ? »

14h30 :

« Je suis en RV. Oui. Appelle en fin de journée ».

J’ai rappelé vers 18h30. Elle rentrait chez elle, ne pouvait pas parler. Je lui ai demandé si elle voulait que je rappelle plus tard. Elle n’avait pas l’air bien. Elle m’a dit que c’est elle qui rappellerait si elle en avait envie. Elle m’a dit que ça n’allait pas.

Et elle n’a pas rappelé.

Et elle commence de me fatiguer. Vais essayer de rester silencieux, de ne pas la relancer, et je verrai bien si elle a besoin de moi ou non.

Ai eu envie d’une bière hier en rentrant du travail (tard). N’ai pas cédé. Un kebab et au lit. Avant le lit – et ce fut le plus beau moment de la journée – Juliette Binoche chez Fogiel. Elle a mon âge. Une grande artiste. Le genre de femme dont on pourrait facilement tomber amoureux.

Me suis bien bougé les fesses pour me loger. J’attends des réponses. J’ai un rendez-vous à midi. Si c’est ok, j’attends d’autres réponses d’ici la fin de la semaine et je dis « oui ». N’aime pas me prendre la tête avec ce genre de choses. C’est dans le quartier que j’habite depuis douze ans. Alors que j’avais changé d’idée, que je voulais me rapprocher du boulot pour économiser de l’essence. Bref, attendons midi.

Côté cœur, je vais bouger. Draguer un peu. Et je n’ai pas non plus envie de toujours coucher avec le même garçon. Si je n’ai rien de mieux à faire samedi, j’irai visiter le sauna des Halles (je n’y suis toujours pas allé, depuis le temps que j’en parle).