Dimanche 17 février 2008 – 08h45

Après les 5 bières, j’ai mangé et je me suis couché. En fin d’après-midi, j’ai repoussé au lendemain les choses que j’avais prévues de faire. Ai rangé par contre, fait la vaisselle, quelques courses. Et cet ordre m’a fait du bien. Un DVD le soir, Gangs of New York, pour voir Daniel Day Lewis. J’ai trouvé ça extrêmement violent et pas spécialement intéressant. Sauf pour nous montrer que c’est la jungle, la loi du plus fort ou du plus malin, et que ça ne va pas changer de si tôt. Qu’il faut beaucoup de courage pour vivre, ne pas avoir peur de mourir et croire en quelque chose. Je me suis couché ensuite pour pouvoir me réveiller tôt, pour aller à la piscine et continuer de mettre de l’ordre dans ma vie. Seulement je ne suis pas courageux aujourd’hui, même si j’essaie de l’être, je suis plutôt déprimé.

J’ai peur que Christine Angot ne me réponde pas, peur que la vente de mon appartement de me rapporte rien, peur de ne pas trouver d’amoureuse pour m’accompagner dans la vie. Margaux a déjà annulé notre rendez-vous de mardi. Elle me propose lundi à la place. Je lui ai écrit que si elle annulait lundi, j’allais déprimer.

Je pense que je lui dirai des choses lundi. Que j’ai besoin d’une amoureuse et que c’est elle pour l’instant. Que si c’est réciproque, qu’elle a besoin d’un amoureux elle aussi et que je lui plais, on pourrait peut-être officialiser la chose. Je lui dirai que l’avantage avec moi sera sa liberté. A savoir que le jour où elle trouvera un parti intéressant. Un homme riche, doux et amoureux par exemple, qui sera prêt à s’occuper d’elle jusqu’à la fin de ses jours. Je disparaitrai, ou, comme pour Emilie, je me transformerai en ami, en « frangin ».

Lundi 18 février 2008 – 08h15

A côté de mes pompes depuis samedi. Je lutte. J’essaie d’être normal. Je ne bois pas. Pas depuis samedi. Bruno m’a invité au restau hier soir. Deux verres de Chinon. On s’est couché tôt. Je pensais prétentieusement, sûr de mon talent de philosophe, que les choses iraient de mieux en mieux en vieillissant. Et me voilà angoissé pour des riens, incapable de passer un coup de fil. Le rendez-vous avec Margaux n’est pas annulé. Elle m’a laissé un message hier soir. On doit s’appeler dans la journée pour décider de ce qu’on fait ce soir. Je n’ai pas changé d’avis. Si elle me plait toujours autant, je vais lui proposer une relation sérieuse. Il est possible qu’elle n’en veuille pas, désirant mieux : quelqu’un qui pourrait financièrement, qui pourrait partager sa vie et l’aider au quotidien dans sa relation avec son fils. Sauf miracle, je ne crois que ce soit possible pour l’instant. Pas assez posée dans sa vie, trop de problèmes pour attirer un homme comme ça. Sauf miracle. Je lui dirai que moi je suis là pour faire le joint, avant qu’elle ne rencontre cet homme là. Et que ça me plait de faire le joint. Et si par miracle je devais devenir riche dans les cinq ans (grâce à mes écrits – on peut rêver), on pourrait peut-être envisager une relation plus durable.