Jeudi 14 février 2008

Je ne suis pas allé visiter les caves hier après-midi. Ai digéré devant la télé. J’aime beaucoup Julia Roberts. Depuis qu’elle a gagné un procès dans un film contre des pollueurs. Film moyen, bizarre, parlant d’amour.

Je me suis occupé ensuite de ma littérature. Et quand j’ai vu que les copier-coller marchaient très bien ici, j’ai ajouté de mois de décembre 2006 sur Vox. Et tous les mois déjà corrigés sur Over-blog. Un blog que j’ai ouvert il y a quelques semaines justement pour essayer d’arranger ce problème de copier-coller. Et sur lequel je n’avais rien mis puisque ça ne marchait pas mieux qu’avec Vox ou Canalblog. Heureusement qu’avec Gandi, mon blog principal, ça marche. Un chat est venu sur mes genoux. Il y en a plein dans notre hôtel. Plus tard dans l’après-midi, au « café chic », je m’apercevrai que ma veste est pleine de poils.

Après cet agréable moment sur internet, j’ai écrit un mot à mon fils. Une carte spéciale « fête des amoureux » m’avait tapé dans l’œil. Des mains de femme, en V, tenant un joli petit cœur. Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je lui ai écrit que ce n’était pas pour la fête des amoureux que je lui envoyais cette carte, mais pour lui dire « je t’aime, je pense à toi ».

J’ai confectionné l’enveloppe avec une feuille A4. Ils n’avaient plus d’enveloppe au magasin correspondant à la taille non standard de la carte. Ce travail manuel m’a fait plaisir.

Après, c’était déjà la fin de l’après-midi, ou le début de la soirée, et je me disais que je n’avais pas appelé Margaux comme je le lui avais promis. Un kir au bar chic. Je suis tombé sur son répondeur. Elle m’a appelé un peu plus tard. Je lui ai dit que j’étais sur le point de lui envoyer un texto. Elle allait bien. Le spectacle de ses parents diminués ne l’emballait pas plus que ça mais ça allait. On a convenu d’un rendez-vous pour mardi. J’ai été franc. Je l’ai prévenue que je travaillais tard, que ce serait mieux que jeudi mais que je préférais mardi. Parce que c’était plus proche de nous mais aussi parce qu’elle annulait souvent nos rendez-vous. Et si mardi était annulé, il resterait la possibilité de jeudi. Ok pour mardi donc. Elle va se faire un ciné ou autre chose en attendant. Et moi je prévoirai un sandwich pour ne pas me ruiner.

Un peu plus tard, je lui ai envoyé un joli sms :

« Extrait de mon Journal :
« Oui », ça veut dire qu’il lui arrive de penser à moi. « Ok for ciné », ça veut dire qu’elle est ok pour aller au ciné. Mais « la semaine prochaine » ? Ca voudrait dire qu’elle est ok pour que je la lèche la semaine prochaine ? Je crois que je ne vais pas le lui demander. Ce que je vais lui demander, par contre, c’est si elle accepterait que je la prenne dans mes bras. Mais je ne vais pas le lui demander. Je vais le faire. »

Auquel elle a répondu :

« Pas mal… La fin est jolie ».

J’étais heureux de constater qu’elle s’était intéressée au côté littéraire de la chose.

Encore plus tard, après un second kir, alors que je rentrais pour retrouver Lucky, pour que nous allions diner ensemble, je lui ai envoyé ça :

« Je ne t’ai pas dit… J’ai envoyé ma lettre à Christine Angot. Bouteille à la mer… »

« Pourquoi elle ? » a-t-elle répondu.

Je sais qu’elle ne l’aime pas trop, qu’elle n’a jamais apprécié ses livres. J’ai soupçonné une pointe de jalousie dans son sms qui ne m’a pas déplu.

« Parce qu’on fait le même boulot. On essaie de dire des choses à notre façon. En utilisant notre vie réelle pour dire ces choses. Pour tenter de les faire sentir pour être plus exact. Parce que c’est un écrivain hors normes. Un petit Mozart ».

Pas de réponse. Lucky n’était pas à l’hôtel. Je l’ai appelé et il était là où j’étais juste avant, sur la pace du village. On s’était croisé sans se voir.

Agréable bouffe. Restau un peu supérieur. On a retrouvé nos amis un peu plus tard. La charmante quinquagénaire callipyge accompagnée de son bel homme de 35 ans. Ils s’en allaient le lendemain et avaient envie de parler, de boire. On les a accompagnés jusqu’à deux heures du matin.

Dans l’avant-dernier bar, le bel homme de 35 ans a trouvé que la déco, l’agencement des banquettes, faisaient penser à un club échangiste. Je n’ai pas relevé. Mais j’ai mis en mémoire. A l’occasion, je lui rappellerai sa réflexion et me renseignerai. Je ne serais pas étonné qu’il soit « bi » et ne le sache pas. Je suis sûr que je ne déplais pas à sa copine. A suivre.

J’ai écrit tout ça en « travaillant » ce matin. Il est 14h00. Je bois un café au bar chic. La journée n’est pas finie.

En plus de cette écriture, encore un sms à Margaux ce matin. J’étais embêté. Je voulais lui faire signe sans que ça fasse trop « fête des amoureux ». J’ai trouvé ça :

« Je ne pense pas que tu sois amoureuse. Je ne pense pas l’être non plus. Mais je t’envoie ce mot d’amour. Parce que c’est le jour. Parce que tu me plais. Parce que j’ai envie de te revoir bientôt. Bisou. Bonne journée ».

Tout en travaillant j’ai eu un peu peur ensuite que ça ne convienne pas, que ce soit mal compris. Mais un peu avant midi j’ai trouvé ça dans mon portable :

« Merci. J’aime tes manières douces. M »

J’étais rassuré. Et même heureux.