Mercredi 6 février 2008 – 10h05

Encore du mal à me sortir du lit ce matin. J’y suis arrivé à 9h00 au lieu de 8h00. Comme hier, je ne travaille pas mais j’ai des choses à faire.

Au sujet de Margaux, c’est Sweetie qui avait raison. Sweetie est une lectrice qui laisse des commentaires sur mon blog. Elle m’avait dit que selon elle l’histoire avec Margaux n’était pas terminée.

En allant au travail, en début d’après-midi, j’ai envoyé le texto que j’avais préparé pour Margaux.

« Tu n’appelles pas. Je n’appelle pas. Je crois que c’est la fin de notre courte histoire. J’espère que tu vas sortir de cette sale situation, que tu vas parvenir à te rééquilibrer, à trouver un peu de bonheur.
Patience et courage, je ne vois que ça pour t’aider, et un peu de confiance sur ce que les psys peuvent t’apporter. Je serai toujours là si tu veux me parler, si tu veux sortir de temps en temps de ton petit monde. Bisou. Je te souhaite plein de bonnes choses ».

Et dix minutes après, Margaux appelait. Me disait que pas du tout, que la relation continuait mais qu’elle était occupée. J’en ai profité pour lui dire ce que j’avais ressenti. Qu’elle ne semblait pas très motivée pour me connaître, pour engager une relation un peu intéressante avec moi. Nous avons convenu de prendre le temps de nous parler la semaine prochaine. Elle sera au calme, chez ses parents. Elle aura du temps. Je serai en voyage moi aussi, et je trouverai le temps.

Si j’avais de l’argent, ce serait plus simple. Et plus compliqué aussi, car elle cherche un compagnon. Je me retrouverais assez vite en coloc chez elle et peut-être que ce serait l’enfer. J’aime mieux la réalité, la situation actuelle, ma vie comme elle est.

Je suis une sorte de cas, de bête à part, et plus je vieillis, plus je suis heureux de ma vie. Et quand je pense à Margaux, à ses soucis, à son déséquilibre, je me dis qu’une bête à part, quelqu’un venu d’une autre planète que la sienne, pourrait bien lui être utile pour dépasser la sale phase dans laquelle elle est, pour envisager l’avenir, la vieillesse, avec un peu plus de sérénité.

Autre évènement hier (avant-hier), j’ai écrit une lettre à Christine Angot. A l’ordinateur. Je suis décidé. J’ai même trouvé l’adresse et le téléphone de Flammarion, l’éditeur de Rendez-vous. Vais leur téléphoner pour être sûr que c’est la bonne adresse pour contacter les auteurs.

Dès que j’aurai le temps, dès que je sentirai que c’est le moment, je recopierai cette lettre à la main et je l’enverrai. Je crois beaucoup à cette démarche. Elle restera un moment important de ma vie. Même s’il ne se passe rien ensuite.

14h00

Reprise des sms.

Moi, à 11h37 :

« J’ai été heureux que tu m’appelles hier. J’ai trouvé ta voix calme et posée. Cela m’a fait plaisir.
On se parle la semaine prochaine. Je trouve que c’est une bonne idée. Bisou ».

Elle à 12h03 :

« Bonne journée à toi. Biz. Merci ».