Samedi 2 février 2008 – 11h00

Je continue avec mes sms.

9h36 hier :

« La journée s’annonce bonne ? Ne te sens pas obligée de répondre. Je sais qu’après t’être occupée de ton fils, tu te reposes. C’était juste un petit coucou en passant. On n’est pas obligé de s’appeler le soir non plus. On peut s’appeler dans la journée si tu préfères. Et je peux te rappeler si tu veux alléger ta facture téléphonique. Bonne journée. Amuse-toi bien. Bisou ».

11h22 :

« J’étais en train de t’écrire une poésie quand tu as appelé, qui disait :
Quand tu me dis que ça ne va pas, j’ai envie de te prendre dans mes bras, de m’occuper de toi.
Quant à ce que je t’écrivais au sujet de P. – une idée que j’ai eu hier -, nous en reparlerons de vive voix quand tu te seras reposée. Bisou. Courage ».

15h40 :

« Ca va mieux ? Tu as pu te reposer ? Fais-moi signe si tu as envie de parler ».

01h28 :

« Bonne nuit. J’espère que tu n’es pas en train de te faire emmerder par P. ».

Elle a rappelé ensuite et nous avons parlé 10 minutes. Elle m’a raconté ses histoires comme un magnétophone qui tournerait trop vite. Pas bien. Déséquilibrée. Un peu folle. Mais consciente de l’être. Je lui ai dit mon idée. Que nous rencontrions ensemble son ex. Elle m’a dit que je vivais dans un monde idyllique. Qu’il était violent et que j’allais me faire casser la gueule. J’ai appris en passant qu’ils avaient fait l’amour l’autre soir. Sans aucun plaisir pour elle. Et qu’il adorait la traiter de pute. En dehors de l’acte d’amour. Ce qui est un peu grave. Elle n’était plus motivée pour venir voir où j’habitais. Trop occupée. Lundi aussi. Une visite de plusieurs jours de son frère. Est-ce que c’est vrai ? Vrai ou faux de toute façon je me suis senti la dernière roue du carrosse. Pas motivée pour me voir, point barre. Nous avons tout de même convenu d’un rendez-vous pour jeudi ou vendredi. Mais je n’ai pas envie d’y aller. Dépenser de l’argent pour une femme qui ne se soucie pas de vous, c’est un peu idiot, non ? Ce rendez-vous, d’ailleurs, n’aura peut-être pas lieu, car je vais me faire silencieux. Et si elle appelle, du genre : « Tu boudes ? », je lui expliquerai ma bouderie. A savoir que je ne crois plus qu’une relation, même d’amitié uniquement, soit possible entre nous. Je ne fermerai pas la porte. Lui dirai que je serai là chaque fois qu’elle voudra, au téléphone ou « en live », mais que je n’essaierai plus de me rapprocher d’elle. Affaire presque classée donc. Vie bizarre. Ai été triste avant de m’endormir. Le temps de faire le deuil de cette histoire.

Cécile, Margaux, qui sera la prochaine ? Je sens bien Franoise, la sexy sexagénaire. Je sens aussi que ce genre de connerie durera tant que mon petit cœur n’aura pas retrouvé un peu plus de stabilité. Stabilité perdue depuis cet automne, depuis l’ouverture de ce petit cœur. Je reste heureux et confiant parce que je sais que cela va s’arranger (la vie est ainsi faite qu’elle met les choses en ordre), et parce que de toute façon je suis plus heureux le cœur ouvert que fermé. Pendant que je m’emballe pour l’une ou pour l’autre, au moins, je ne m’ennuie pas.

Et puis je reste chanceux. Appartement vendu. Nous avons signé hier avec mon Ex. Un agréable moment avec elle, rare, parce qu’on ne se retrouve jamais tous les deux. Un moment magique, un de plus. Je rempli ma musette. Et puis la femme d’Appartager a rappelé. On a convenu d’un rendez-vous pour dimanche à 11h00. Elle habite pas loin de l’école de mon fils, pas loin du quartier que j’habite depuis 12 ans. Je prie depuis pour qu’elle ne soit pas folle, pour que la déco de son pavillon soit acceptable. Un intérieur trop vieillot me ferait vomir ou déprimer.