Sms, Margaux, argent, avenir
Par sanieptia le samedi 2 février 2008, 13:01 - Journal - Lien permanent
Jeudi 31 janvier 2008 – 8h30
A part recopier mes sms et exprimer mon manque de Margaux, je n’ai pas grand-chose à faire en ce moment – d’un point de vue littéraire.
- Et d’un autre point de vue ?
- Pas grand-chose non plus. Rien ne m’intéresse à part Margaux, ma relation
avec elle.
Moi qui ne veux pas d’une vie ordinaire, je suis content. J’ai une vie
bizarre.
Et pas spécialement agréable aujourd’hui.
Sms du jour :
« Je me suis attaché à toi. J’espère que nous resterons amis, malgré ton ex un peu lourd, malgré le manque d’argent. Biz. Bonne journée ».
Et hier, il y a eu ça, à 19h26 :
« L’argent n’est pas un problème. Si tu veux qu’on vive encore d’agréables moments comme celui de lundi, on en revivra. Quant à l’hôtel, si cela te plait, cela se fera aussi. Je t’appelle quand je me couche. Si tu veux, tu me raconteras ton fils et ton ex. Biz. Sois courageuse ».
Puis vers 23h00 :
« Je me couche. Je vais lire un peu. Ma copine Angot. N’appelle pas après minuit. Bisou ».
Réponse :
« Moi aussi. Peux pas te parler. Te raconterai. Bonne nuit à toi ».
Et moi pour finir :
« Dommage. Bonne nuit. J’espère que tu me raconteras. Je te souhaite plein de bonnes choses. Plein de beaux rêves ».
Elle m’a appelé ce matin, vers 9h00. Je ne m’y attendais pas. Elle m’a raconté, sans entrer dans le détail – elle n’avait pas le temps -, son ex qui essaie de la récupérer, avec lequel elle a passé la nuit de mardi à mercredi. Il lui a proposé un verre puis, comme il sait la manipuler, s’est incrusté chez elle. Il lui a dit qu’il avait trop bu, que ce ne serait pas raisonnable qu’il rentre chez lui – assez loin de Paris, presqu’en province. Je lui ai demandé si sa libido s’était réveillée. Et j’ai été heureux d’apprendre que non. Peut-être qu’il est perdu lui aussi, qu’il a l’impression qu’il va devenir fou s’il la perd ? Ils se sont parlés jusqu’à huit heures du matin. Il n’est pas impossible qu’ils aient couché ensemble, mais je ne crois pas. De toute façon, ce n’est pas mon affaire. S’il continue de lui pourrir la vie, je proposerai à Margaux que nous le rencontrions tous les deux. Moi comme son ami, son soutien, son conseiller. L’heureuse chose, sur laquelle je me suis renseigné, est que la relation que cet homme a gardée avec le fils de Margaux, est saine, qu’il ne semble pas monter le fils contre la mère. Affaire à suivre.
J’étais vraiment heureux qu’elle m’appelle. Heureux de parler avec elle. Mon moral, qui n’était pas très haut ce matin, est remonté d’un seul coup. Je lui ai dit que j’étais libre dimanche, lui ai demandé si cela lui dirait de visiter mon chez moi, ma ville. Elle a dit « oui » sans hésiter. Affaire à suivre encore une fois.
18H50
J’ai envie d’une bière mais je bois du jus d’orange. J’ai décidé d’appeler mon père. Je ne l’ai pas fait hier. J’ai la trouille. J’ai un peu honte.
19h10
Je viens d’appeler mon père. Je suis soulagé. J’ai un peu honte mais pas trop. Je leur ferai un gros chèque en avril, quand mon appartement sera vendu pour de bon. Pour me déculpabiliser, je lui ai rappelé que lorsque j’ai acheté l’appartement, ils m’avaient aidé à hauteur de 2500 euros (j’étais passé par un intermédiaire qui avait maquillé les relevés de comptes - qui étaient dans un sale état) et j’ai ajouté que je leur rendrai le tout en avril, 3500 euros donc.
350 pour les impôts, 300 pour le chauffe-eau, et 300 correspondant à l’avance sur salaire quia été retirée. Vais essayer de ne pas aller à l’hôtel avec Margaux, de ne pas aller au restau avec les collègues.
Vendredi 1er février 2008 – 8h30
Je pense à Margaux et à mon avenir. Je crois que je vais commencer par la vidange et le parallélisme. Depuis le temps que ça traine. J’ai songé à acheter un lit aussi, mais j’ai peur que ce ne soit un peu cher pour l’instant. Je me renseignerai sur les prix. Peut-être irons-nous à l’hôtel d’abord, ou chez elle ?
Impossible d’écrire en pensant à Margaux. Je me dis que je vais aller voir les lits et je me vois déjà la main dans la main avec Margaux à Alinea ou Ikea. Je pense aussi à ce que nous ferons dimanche si elle vient. J’ai tellement de choses à lui montrer. Je me dis que je dois rester calme, vivre calmement dimanche avec elle, sans sauter partout comme une puce, sans la « speeder ». Elle est assez « speed » comme ça, et ce qu’il lui faut, c’est du calme, de la sérénité, du rire, du bonheur on ne peut plus simple. Je respire comme si je méditais. Je me dis que dimanche, je me détendrai le plexus de cette façon, histoire de ne pas faire n’importe quoi, histoire de me laisser entrainer agréablement par la vie, mon amie la vie. Je lui aurai demandé préalablement, à cette amie, de ne pas nous « speeder », de nous faire vivre les choses le plus calmement et le plus agréablement possible.
La voiture ensuite, la semaine prochaine, et le chauffe-eau. Vais appeler Luis et lui dire qu’il faut s’en occuper tant que j’ai de l’argent.
Quoi d’autre ?
Rien. Il faut que je respire, que je reste calme, sobre et en forme. Et économe si je veux continuer de vivre des petits plaisirs avec Margaux.
15h45
Sms d’hier
Margaux, à 23h45 :
« Bonne nuit… avec ton ami ? Je peux pas parler car mon fils est là ».
Moi, à 00h22 :
Non. Je rentre à peine. Pas envie de voir Dominique en ce moment. Envie de continuer de faire connaissance avec toi. Bonne nuit. Biz ».
La vie s’accélère. Je suis allé faire un tour chez Bruno pour mon blog, et ensuite je suis allé voir sur Appartager si des gens m’avaient répondu. Un rêve ! Une femme avec une maison à côté de l’école de mon fils qui me laisse son téléphone ! Lui ai laissé un message pour lui dire à quel point j’étais intéressé. J’espère qu’elle n’est pas pressée, car je ne pourrai pas emménager avant deux ou trois mois. Au pire, je pourrai lui promettre de lui payer un ou deux mois en plus, histoire qu’elle me réserve la place. A suivre.