Samedi 17 novembre 2007 – 10h00

J’ai mal au crâne. Si j’avais bu hier, j’aurais accusé le vin, ou le mélange bière vin, comme cela m’est arrivé il n’y a pas si longtemps, la dernière fois que j’ai arrosé le week-end je crois, il y a une semaine exactement en fait. Peut-être est-ce dû au chauffage qui me soufflait dans les narines hier au café ? Ou à un mauvais rêve ? N’ai pas très bien dormi. Une nuit agitée.
Ai commencé mon nouveau travail, dès hier, sur mon Journal 2006-2007 – que je croyais corrigé jusqu’en février. Dès les premières lignes, ce n’était pas bon. Pas clair, pas français. Excès de confiance je suppose sur le sens, trop d’attention au style. Vais relire tout ça en essayant de me mettre à la place du lecteur. Ai passé presqu’une demi-heure sur ces quatre lignes. Mais j’ai fini par trouver une solution satisfaisante. Vais pouvoir commencer la publication de ce journal sur Vox. Ai prévu de le faire par paquets d’une semaine. Vais aussi envoyer un e-mail à Cécile pour lui demander si elle serait d’accord pour apporter un regard extérieur sur mon travail.
La lessive est en route. Vais rentrer chez moi et faire mes comptes – je ne l’ai ai toujours pas fait depuis que j’en ai parlé la dernière fois. Ensuite, il sera temps de recopier ce qui a été écrit hier. Puis j’irai le publier chez Emilie.

11h30
J’avais perdu trois kilos au mois d’août. Je pensais les reprendre en partie à A. Et puis non, rien. Trop d’alcool probablement. Cette semaine, depuis que je ne bois plus et pense à me nourrir, à me faire plaisir à chaque repas, même avec des choses simples, j’en ai déjà repris un.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je m’intéresse à mon poids ? Tout simplement parce que cela fait 25 ans que je pèse entre 70 et 72 kg. Et là, au mois d’août : 67 ! Un 67 qui a duré jusqu’à aujourd’hui. Sans être vraiment inquiet, cela me chagrinait un peu.

13h30
Viens d’abandonner l’idée de gagner de l’argent avec mon blog.
Ai lu un article sérieux sur la question disant qu’il faut à peu près 100 000 pages vues dans le mois pour gagner 100 euros.
Il m’arrive d’être mégalo, mais pas à ce point là.

17h30
Moment difficile, entre chien et loup. Je n’ai rien à faire. Deuxième séjour de la journée au café. J’ai quelqu’un à appeler mais je n’appelle pas. En début d’après-midi, quand il y avait du soleil, j’aurais pu le faire, mais je faisais d’autres choses. Maintenant que la nuit tombe, c’est trop tard. Je n’ai plus assez d’énergie pour ça.
Il s’agit d’un ancien élève (il y a longtemps) avec lequel je n’ai jamais entretenu de relations, mais que j’ai toujours croisé dans le quartier. Il travaille dans le bâtiment. Il peut m’aider pour mon histoire de chauffe-eau. La dernière fois que je lui ai parlé avec lui, c’était à la fin du mois d’août. Je lui ai dit qu’il faudra qu’on se voie, que je le rappellerai pour cette histoire de chauffe-eau. Et il m’a répondu - mais peut-être qu’il plaisantait - : « Si c’est que pour le chauffe-eau, je serai déçu. » En tant que célibataires ayant des relations amoureuses pas faciles, je pense qu’on ne parlera pas que de plomberie, mais cette phrase m’a « bloqué », parce que c’est bien pour ça que je vais le rappeler !
Il fait nuit maintenant. On est samedi soir et il va probablement sortir. Et je ne suis pas assez en forme pour appeler. Je me souviens aussi de son frère, qui est gay, vit en couple et est plutôt heureux je crois, après avoir échappé à un cancer dans sa jeunesse. Autre sujet de discussion possible : l’homosexualité, la bisexualité. C’est peut-être ça qui me fait peur : lui parler de ma bisexualité ?
Demain, s’il y a un rayon de soleil comme aujourd’hui, je me mets un coup de pied aux fesses et je l’appelle. Et s’il se la joue bloc de glace, je l’attaque. Je lui dis de ne pas faire sa chochotte, de venir boire un verre et discuter cinq minutes, qu’il comprendra à ce moment là pourquoi je suis compliqué dans les relations humaines.
C’est dit, c’est écrit. Demain, même s’il pleut, je l’appelle.

Je demanderais bien de ses nouvelles à Bruno aussi. On ne s’est pas parlé depuis le week-end dernier, quand on s’est alcoolisé le samedi et le dimanche. Je laisserais bien un message à mon frère aîné aussi. Même s’il ne me répond pas, au moins, peut-être il m’écoutera ? J’écrirais bien à mon autre frère, plus jeune, pour lui dire pourquoi je ne leur fais pas de visite avec mon fils (les filles de mon frère aimeraient bien connaître leur cousin), lui expliquer un peu ma situation, qui ne me permet pas d’aller ici ou là en week-end (sauf à R., parce que c’est pas loin et qu’il y a une jolie cathédrale). Ce serait bien que j’appelle ma sœur aussi, et mon père…
Quel dimanche !
D’autant plus que de 10h à midi j’apporte mon soutien à une association qui défend un projet d’achat et de réhabilitation d’un bois, projet qui déplaît à certains habitants, aux opposants de mon député maire préféré surtout. Bref, une journée bien remplie, sachant que j’ai aussi deux petites choses à faire pour le boulot que je n’ai pas envie de faire…

Voilà, je me suis bien gâché le moral et le dimanche avant l’heure. Je vais pouvoir profiter de mon samedi soir.

Le programme est assez simple. Achat d’un plat surgelé au supermarché à côté du café où je suis. Envoie à Cécile du mois de septembre 2006 de mon Journal. Mon coup de mou, la tombée de la nuit, m’a fait oublier ce grand moment ! Cécile a accepté de jouer le rôle de regard extérieur pour me donner un coup de main dans la correction de mes écrits ! Que cela porte ses fruits ou non, je suis heureux. Je vais donc la remercier de sa collaboration et de la joie qu’elle m’a procurée en acceptant. Je mange le plat surgelé ensuite, je me coupe les ongles. Un bain chaud ou une douche avant de m’installer dans le canapé. Je regarde une connerie télévisuelle. Et si cette dernière ne m’accroche pas, je rentre chez moi et me couche.

Comme vous pouvez le constater, les samedis soir des héros de journaux sont terriblement excitants !