Vendredi 16 novembre 2007 – 8h20

BFM-TV au café. Ce n’est pas désagréable. A la fois divertissant et intéressant. Les reportages et explications me semblent plus pointus qu’ailleurs.
Je suis déjà en week-end dans ma tête. J’ai rendez-vous pour l’appartement à 14h, et à part ça, pas grand-chose ne compte. Une soirée écriture, blog, une bonne douche et au lit.

Le « manque d’énergie » auquel je m’attendais hier n’a pas eu lieu, au contraire. J’étais souriant, plein d’humour, et j’ai partagé de bonnes et belles choses avec mes élèves. A part ça, mon envolée lyrique avec Cécile, la relecture de Douce Folie, la découverte à la même période que mon blog U-blog avait disparu – remplacé par « Vox » -, m’ont fait réfléchir quant à mon avenir de blogueur – et même d’écrivain. En plus, ce matin, chez l’étrangleur de collègues, William Leymergie, j’ai appris qu’on pouvait gagner de l’argent avec son blog. Il suffit de le faire référencer par un organisme spécialisé qui vous trouve des annonceurs en fonction du contenu de votre blog. Me suis dit que cela pourrait peut-être arrondir mes fins de mois tout en étant valorisant.
En résumé, si ce « Vox » est de la même famille qu’AgoraVox, le blog d’infos créé par Joël de Rosnay et ses copains, je crois que je vais y aller, et peut-être développer un blog plus esthétique que tous ceux que j’ai eu jusqu’à présent - où je me contentais de prendre, en acète ou amateur « d’art pauvre », la mise en page que l’on me proposait au départ. C’est le blog très joli et pas ringard de Cécile qui m’a fait réagir sur l’esthétique. Je me suis dit que je devrais peut-être faire quelques efforts moi aussi. Et pour Douce Folie, même si j’ai trouvé ça bon au début, me trouvant sincère, écrivain potable, je me suis assez vite emmerdé en le lisant. Même si je connais ma propre histoire, j’ai trouvé ça pas clair, décousu, coq à l’âne. D’où l’idée qui m’est venue il y a quelques jours de ne plus me servir de mes écrits comme on va chez un psy, de penser un peu au lecteur. C’est le métier du psy de recevoir en vrac tout ce qui sort de vous (et de vous aider à faire le tri). Je ne pense pas que ce soit celui du lecteur. Le lecteur a d’autres choses à faire, comme prendre du plaisir par exemple, d’une façon ou d’une autre.
Bref, vais donc essayer d’être un peu écrivain maintenant.
Peut-être en écrivant mon journal comme une suite de petits textes avec un début, un milieu, une fin. Et en expliquant mieux certaines choses. Et si ces petits textes se tiennent par la main, au fil des semaines, des mois, des années, cela ressemblera peut-être à quelque chose. Cela sera peut-être lisible.
Du coup, il est possible que je laisse en plan mon Journal 2007-2008 pour commencer cette nouvelle aventure. Il est possible aussi que je laisse tomber Gandiblog (sauf pour le côté psy peut-être) pour aller chez « Vox ». A suivre, donc. Vais réfléchir à tout cela ce soir. Ce sera mieux que de boire pour arroser le week-end.

12h15
Peut-être que grâce à Cécile, à l’aventure vécue avec elle, j’ai enfin fini mon apprentissage ? Peut-être que je vais enfin devenir écrivain ?

13h00
Les impôts m’ont donné 75 euros (taxe d’habitation). EDF, dans dix jours, va m’en donner 230. Je crois que je vais encore m’en sortir ce mois-ci.

18h30
Je suis au café. Je n’arrose pas le week-end. Je bois un café.
Me suis mis à côté du radiateur pour me réchauffer. L’air chaud me souffle dans les narines. Je me demande si je ne vais pas gerber en restant ici. Je ne vais pas rester longtemps de toute façon. Ai déjà beaucoup écrit aujourd’hui. Beaucoup trop.

Je n’arrête pas de penser à cette idée de nouveau livre. Une sorte de journal allégé, mieux construit, mieux « expliqué ». Ai même eu cette idée cet après-midi, en retournant au travail, après mon rendez-vous pour l’appartement, que Cécile pourrait m’aider. Après avoir fini la correction de mon Journal 2006-2007, avant de l’envoyer à Christine Angot, je l’enverrais à Cécile. En le lisant tranquillement, elle effacerait les passages inutiles (ou les mettrait en gras pour que je les repère), ou écrirait ici ou là : « On ne comprend pas », « Explique », « Pas clair », ou : « On s’emmerde… » (en majuscules par exemple). Et, la fin de ce travail, s’il reste un peu de texte, cela pourrait me donner une idée de ce que j’ai à faire dans l’avenir.
Que Cécile accepte ou non cette collaboration, je vais faire un effort dans ce sens : clarté, compréhension, jusqu’à la fin de ce journal, l’actuel, 2007-2008. Et une autre bonne idée me vient : ne pas me sentir obligé de mettre dans mon journal tout ce que j’écris dans mes carnets, apprendre à ne garder que ce que je juge important, le développer éventuellement.

PS : Les quelques lignes écrites à 12h15 n’évoquent pas cette possible collaboration, mais le sentiment que notre courte histoire a provoqué des choses, des choses qui vont peut-être changer mon avenir artistique.