Sobriété, affection, les humains avec lesquels j'aimerais parler, nouvelle vie, écriture, ma mère
Par sanieptia le vendredi 16 novembre 2007, 19:29 - Journal - Lien permanent
Mercredi 14 novembre 2007 – 08h15
Envie de vin hier midi, mais j’ai résisté. Je mangeais au restau avec des
collègues qui en buvaient. J’étais décidé. Hier soir, je me suis couché minuit
et demi. C’est le plus tôt que j’ai pu faire. Je n’ai pas eu le temps d’avoir
envie de vin.
Emilie a répondu à mon texto. On va se donner l’affection dont on a besoin
quelques jours avant mon départ. Comment font les autres ? Vie
bizarre.
Peut-être qu’un jour j’aurai une vie plus facile, moins ennuyeuse, si ma
littérature abouti à quelque chose. Mais il faudrait vraiment que je sois une
star, quelqu’un d’important pour pouvoir parler aux personnes à qui j’ai envie
de parler : grands politiques, industriels ou hommes d’affaires,
scientifiques, responsables religieux, et artistes bien sûr… C’est pas
gagné.
En attendant, je vais faire ce que j’ai à faire sans trop me poser de
questions. Dans trois ou quatre mois, j’aurai une nouvelle vie, avec plus de
marges financières, ce sera déjà ça. Et d’un point de vue artistique, quand
j’en aurai marre de raconter tout et n’importe quoi dans mon journal, quand
j’aurai seulement à parler aux autres, quand je n’aurai plus besoin d’écrire
pour me faire du bien, comme on parle à un psy, peut-être que je ferai des
choses plus intéressantes.
Jeudi 15 novembre – 08h20
Bilan sobriété : une journée et demi d’efforts, une journée et demi facile, et maintenant je m’attends à un manque d’énergie, et même à une légère dépression. A suivre…
J’attends toujours le retour d’Emilie. Dans 12 jours. Vais peut-être pousser ma cure de désintoxication jusque là, pour boire un bon coup avec elle ensuite, et m’arrêter à nouveau.
La vie n’est pas drôle. J’essaie de la rendre drôle, de la pimenter, mais n’y parviens pas toujours.
Hier, je n’ai pas raté mon rendez-vous avec ma mère. Je l’ai appelé à 13h25.
Elle n’a fait que pleurer durant les cinq minutes que nous avons passées
ensemble. Je ne comprenais qu’un mot sur deux, mais j’ai bien compris :
« C’est trop dur, c’est trop dur, je veux partir. »
Je rappellerai dans quelques semaines et lui ferai une visite à Noël.