Mardi 28 août 2007

10h00
Pas de jérémiades ce matin. Après avoir seulement dit deux fois : « Qu’est-ce que je fais ?! » elle a décidé de passer un coup de balai. C’est moi qui ai ramassé, à sa demande, ce qu’il y avait à ramasser.
En ce moment, elle coud. Elle a accepté de faire un essai, et mon père lui a dit que si ça n’allait pas, il prendrai le relais. De plus, elle s’est installée dans la véranda, à la lumière, alors que jusqu’à présent elle ne voulait pas quitter sa cuisine sombre et bleutée. Tout cela est positif.

11h30 (au café)
C’est après que ça s’est gâté, vers 10h30. Elle ne se sentait pas bien. Mais au lieu de se relaxer dans un fauteuil comme on le lui a conseillé, ou d’aller s’allonger une heure, elle s’est mise à tourner en rond et à pleurnicher, à ne pas nous faire confiance pour surveiller et arroser régulièrement la pintade qu’elle avait mise au four. Ca a duré une demi heure durant laquelle on a essayé de la rassurer, en vain. A la fin, nous étions, d’après ses dires, méchants, nous ne voulions pas l’aider, nous la condamnions, etc. C’est toujours la même histoire : elle va être pas trop mal une heure ou deux, et ensuite, quand ça ne va pas, au lieu de se reposer, de s’isoler pour récupérer – et laisser les autres récupérer -, elle devient insupportable, s’amuse à faire tourner les autres en bourrique. Et ensuite, quand l’ambiance est bien pourrie, elle accepte enfin de s’isoler, de se reposer, en nous précisant bien tout de même avant qu’on est des enfoirés (je prends des mots à moi), des sans cœurs qui ne songent qu’à lui faire du mal, qu’à sa perte !
En résumé elle fout la merde, et ensuite accuse les autres de l’ambiance pourrie dans laquelle nous vivons. Ce n’est pas très agréable… Et l’on peut très vite se démotiver…
C’est ce que je dirai à mon père cet après-midi : par rapport à ce que j’ai vu, ce n’est pas un mari qu’il lui faut, mais un infirmier. J’ai peur que ce dernier craque, devienne violent, lâche l’affaire… L’autre chose importante, dans la discussion de cet après-midi, sera de neutraliser ma sœur. J’ai envie de proposer à mon père une sorte de pacte, du genre : pour certaines décisions importantes, on voit ça tous les deux, et ensuite on essaie de faire en sorte que ma sœur rame dans le même sens que nous. Car je suis sûr qu’elle rame n’importe comment, dans un sens, puis dans l’autre, suivant les circonstances, et quelle ne rend pas service à ma mère, ni à mon père. J’ai peur en fait qu’elle conforte ma mère dans sa connerie : recherche de boucs émissaires - mes deux frères par exemple, mon père…

Dans une situation, quand je n’ai pas d’autre choix que de rire ou pleurer, je choisis toujours de rire.
Je ne sais pas si c’est la bonne solution. En tout cas, je fais comme ça.