Alcool, Fontenelle et autres films, Natation, Paris, Formule 1
Par sanieptia le mardi 7 août 2007, 11:53 - Journal - Lien permanent
Dimanche 5 août 2007
Finalement, vendredi soir, en mangeant, je suis tombé sur Monsieur de
Fontenelle. Un cœur oublié, avec Michel Serrault. J’ai été
raisonnable, heureux que mon corps fonctionne bien car, sans me forcer, j’ai
fait une pause entre la bière et le vin : j’ai mangé avant de m’attaquer
au blanc. Deuxième bon point pour moi ce soir-là : après avoir fini le
blanc, je ne me suis pas attaqué au rouge. J’avais ma dose – mais j’étais
encore clair !
Après Fontenelle - j’ai retenu ça à son sujet dans mon dictionnaire de
citations : « Toutes les sciences ont leur chimère, après laquelle
elles courent, sans la pouvoir attraper ; mais elles attrapent en chemin
d’autres connaissances fort utiles. » Je crois qu’il en va de même pour
nous, nos vies, nos ambitions : nous avons tous un but (malheur à ceux qui
n’en ont pas) une ou des directions qui nous motivent, qui nous permettent
d’aller de l’avant (comme disait souvent mon ami Van Gogh à son frère). A nous
ensuite d’attraper en chemin tout ce qu’il y a de bon à attraper… Après
Fontenelle, disais-je, je suis allé au distributeur de vidéos et j’ai choisi,
contre toute attente, Un désaccord parfait. Une belle histoire d’amour
(teintée d’humour) entre des gens déjà âgés. J’ai aussi fait une mauvaise
manip’ qui m’a fait louer contre mon gré un film qui évoque la pédophilie,
l’inceste, mais surtout le meurtre pour nous tenir en haleine… Andy Garcia est
psy et a le premier rôle. Je ne me souviens pas du titre. J’ai regardé la belle
Charlotte Rampling puis Andy Garcia et puis je me suis couché.
Hier, dans le bois de Boulogne, j’ai vu Laure Manaudou remporter le 50 mètres dos et Alain Bernard remporter sa demi-finales du 100 mètre nage libre. J’ai vu aussi un 1500 mètre extraordinaire – c’était un vrai plaisir de voir les nageurs passer et repasser devant nous, glisser comme des poissons à la surface -, et comme par hasard, ceux qui étaient les plus fluide à mon goût, les plus agréables à regarder, étaient les deux premiers : Mateusz Sawrymowicz pour la Pologne et Ryan Cochrane pour le Canada. Virée dans Paris ensuite (en scooter) à la recherche d’un restaurant que je voulais faire découvrir à Bruno et dont je ne me souvenais l’adresse exacte. Quelques verres. Un du côté de Saint-Germain, alors que nous étions à la recherche d’une station essence. Le bar où fut accueilli Bukowski par la maison Grasset lors de son unique voyage en France. C’est raconté par son traducteur dans la préface d’un de ces livres. Un autre au bord du canal Saint Martin après avoir abandonné l’idée de trouver le restaurant. Un sandwich grec au bord de la Seine ensuite, et quelques vodkas caramel avant de rentrer raisonnablement.
L’amour devant la F1, c’est pas gagné. Emilie appelle de plus en plus souvent Bruno. Je suppose que ce sont des avances plus ou moins déguisées. Je vais rester à ma place, ne pas chercher à provoquer quoi que ce soit. Mon fils part aujourd’hui dans les Alpes.