Dimanche 5 août 2007

Finalement, vendredi soir, en mangeant, je suis tombé sur Monsieur de Fontenelle. Un cœur oublié, avec Michel Serrault. J’ai été raisonnable, heureux que mon corps fonctionne bien car, sans me forcer, j’ai fait une pause entre la bière et le vin : j’ai mangé avant de m’attaquer au blanc. Deuxième bon point pour moi ce soir-là : après avoir fini le blanc, je ne me suis pas attaqué au rouge. J’avais ma dose – mais j’étais encore clair !
Après Fontenelle - j’ai retenu ça à son sujet dans mon dictionnaire de citations : « Toutes les sciences ont leur chimère, après laquelle elles courent, sans la pouvoir attraper ; mais elles attrapent en chemin d’autres connaissances fort utiles. » Je crois qu’il en va de même pour nous, nos vies, nos ambitions : nous avons tous un but (malheur à ceux qui n’en ont pas) une ou des directions qui nous motivent, qui nous permettent d’aller de l’avant (comme disait souvent mon ami Van Gogh à son frère). A nous ensuite d’attraper en chemin tout ce qu’il y a de bon à attraper… Après Fontenelle, disais-je, je suis allé au distributeur de vidéos et j’ai choisi, contre toute attente, Un désaccord parfait. Une belle histoire d’amour (teintée d’humour) entre des gens déjà âgés. J’ai aussi fait une mauvaise manip’ qui m’a fait louer contre mon gré un film qui évoque la pédophilie, l’inceste, mais surtout le meurtre pour nous tenir en haleine… Andy Garcia est psy et a le premier rôle. Je ne me souviens pas du titre. J’ai regardé la belle Charlotte Rampling puis Andy Garcia et puis je me suis couché.

Hier, dans le bois de Boulogne, j’ai vu Laure Manaudou remporter le 50 mètres dos et Alain Bernard remporter sa demi-finales du 100 mètre nage libre. J’ai vu aussi un 1500 mètre extraordinaire – c’était un vrai plaisir de voir les nageurs passer et repasser devant nous, glisser comme des poissons à la surface -, et comme par hasard, ceux qui étaient les plus fluide à mon goût, les plus agréables à regarder, étaient les deux premiers : Mateusz Sawrymowicz pour la Pologne et Ryan Cochrane pour le Canada. Virée dans Paris ensuite (en scooter) à la recherche d’un restaurant que je voulais faire découvrir à Bruno et dont je ne me souvenais l’adresse exacte. Quelques verres. Un du côté de Saint-Germain, alors que nous étions à la recherche d’une station essence. Le bar où fut accueilli Bukowski par la maison Grasset lors de son unique voyage en France. C’est raconté par son traducteur dans la préface d’un de ces livres. Un autre au bord du canal Saint Martin après avoir abandonné l’idée de trouver le restaurant. Un sandwich grec au bord de la Seine ensuite, et quelques vodkas caramel avant de rentrer raisonnablement.

L’amour devant la F1, c’est pas gagné. Emilie appelle de plus en plus souvent Bruno. Je suppose que ce sont des avances plus ou moins déguisées. Je vais rester à ma place, ne pas chercher à provoquer quoi que ce soit. Mon fils part aujourd’hui dans les Alpes.