La création du monde

ASSASSINATS, KAMIKAZES
Page 30 :
« Vers l’extrême fin du XIe siècle et le début du XIIe, au temps de la première croisade, au sud-ouest de la Caspienne, au nord-ouest de l’Iran, une forteresse réputée imprenable : Alamut. Son maître, Hassan ibn al-Sabbah, était le chef d’une secte religieuse et guerrière qui appartenait à la frange la plus dure de l’islam chiite. Plus connu sous le nom de « Vieux de la montagne » qu’il avait rendu illustre et redoutable des rivages de la Méditerranée aux confins de la Chine et de l’Inde, Hassan s’opposait avec violence et s’alliait tour à tour, selon les circonstances et les besoin de sa situation, aux envahisseurs francs, à ses frères ennemis, les musulmans sunnites, ou aux Turcs Seldjoukides qui occupaient le Khorassan, le Kharezm, la Perse, le califat de Bagdad, une bonne partie de l’Anatolie et de l’Asie Mineure. Les ressources considérables en hommes et en matériel dont disposaient ses adversaires lui faisant défaut, il maniait avec férocité une arme qu’il avait mise au point dans les moindres détails : l’assassinat.
( …)
Recrutés en Syrie, en Egypte, en Arabie, en Perse, quelques centaines de jeunes gens entre douze et trente ans lui étaient dévoués corps et âme. Un par un ou parfois en groupes de deux ou trois, déguisés en ascètes ou en marchands, il les envoyait tuer ceux qui gênaient ses desseins et il régnait par la terreur. Les préparatifs des crimes se faisaient dans le plus grand secret, mais les meurtres eux-même étaient accomplis en public et, pour mieux frapper les esprits, au cœur de foules aussi nombreuses que possible. Ces expéditions constituaient autant de missions de sacrifice et, appelées fedayin, c’est-à-dire « commandos-suicides », les kamikazes du Vieux de la Montagne aspiraient à la mort avec une sombre résolution qui épouvantait les croisés, les sunnites, les Turcs. »

BELLE PHRASE, BELLE PENSEE
Page 66 :
« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes ».

Sans me prendre pour un dieu, je m’en ris aussi !

LE MAL
Page 76 :
« Les hommes n’ont jamais cessé de s’interroger sur le mal. Dieu lui-même a besoin du mal parce qu’il fait surgir le monde du néant infini. »

Variante :

Les hommes n’ont jamais cessé de s’interroger sur le mal. Parce qu’ils ont créé (ou choisi) un dieu qui a besoin du mal pour régner, pour faire peur à ses abrutis de sujets qui l’on créé à leur image.

UNE BELLE DEFINITION DE L’ART CONTEMPORAIN
Page 84 :
(C’est Dieu qui parle.)
« Elle (la beauté) s’incarnera dans des formes différentes et souvent opposées. Elle se retournera contre elle-même jusqu’à se confondre avec l’horreur et avec le désespoir comme je me suis retourné contre moi pour faire sortir de tout du rien, en me confondant avec le mal. Et elle sera comme un cri qui montera vers mon absence. »

Et elle sera comme un cri qui montera vers mon absence…

Non, sincèrement, je trouve que c’est une belle définition de l’art du XXe siècle !

UNE BELLE DEFINITION DE LA PENSEE
Page 147 :
« Une destruction chargée de construire. »

UNE BELLE DEFINITION DE L’HISTOIRE, OPTIMISTE ET REALISTE
Page 175 :
« L’histoire est une espérance appelée à se changer en ruines pour repartir de plus belle. »

A PART CA, JE N’AI PAS AIME SON LIVRE.

J’ai l’impression qu’il s’est déguisé en curé, qu’il est monté en chaire et nous a balancé sa pensée à deux balles.