Jeudi 26 juillet 2007

Je me suis offert une petite fête hier pour célébrer mes vacances.
Du jambon de Savoie, des tomates-cerises, un duo de crudité et des olives noires. Le tout arrosé par un puissant Vacqueyras à 8.25 euros. Soirée quelque peu gâchée par un très long coup de fil avec mon plus jeune frère – celui qui ne parle plus à mes parents –, et par un autre, assez long aussi, avec Emilie. On s’appelle tellement jamais avec mon frère que c’est difficile de se parler, de se comprendre, de partager… Ainsi je n’ai pas vraiment pu apprécier ma liqueur rouge (sauf au début, un peu) - un véritable petit velours pourtant - pas pu profiter des rêveries qu’il aurait pu me procurer.
Mon jeune frère ne va pas très bien. On dirait qu’il est pris dans une grosse chose qui tourne à cent à l’heure et qu’il n’arrive pas à calmer. Je le lui ai signalé à demi mots ; lui ai dit qu’il ferait bien, s’il veut que ça se calme un peu, de se trouver des moments de solitude ou d’activités autres que son travail et sa famille. Mais je ne lui ai pas dit que selon moi il se maintient inconsciemment et volontairement en suractivité pour éviter de penser à des choses mal digérées qui le font sournoisement souffrir. Il n’a peut-être pas encore assez souffert après tout, pas « péter les plombs » assez gravement pour se rendre compte qu’un lieu de ressource est nécessaire, pour ne pas dire vital ; une activité intime, personnelle, dans laquelle il pourrait retrouver de l’apaisement, lâcher un peu de vapeur et de tension nerveuse… Car, s’il continue comme cela - il a 38 ans -, il va mal vieillir…
Je lui ai proposé de passer si cela lui faisait plaisir sur le chemin du retour après avoir rendu visite à mes parents.
Je ne serais pas surpris si dans les années à venir nous étions à nouveau proches tous les deux.