Fête, vacances, mon frère
Par sanieptia le vendredi 27 juillet 2007, 11:54 - Journal - Lien permanent
Jeudi 26 juillet 2007
Je me suis offert une petite fête hier pour célébrer mes vacances.
Du jambon de Savoie, des tomates-cerises, un duo de crudité et des olives
noires. Le tout arrosé par un puissant Vacqueyras à 8.25 euros. Soirée quelque
peu gâchée par un très long coup de fil avec mon plus jeune frère – celui qui
ne parle plus à mes parents –, et par un autre, assez long aussi, avec Emilie.
On s’appelle tellement jamais avec mon frère que c’est difficile de se parler,
de se comprendre, de partager… Ainsi je n’ai pas vraiment pu apprécier ma
liqueur rouge (sauf au début, un peu) - un véritable petit velours pourtant -
pas pu profiter des rêveries qu’il aurait pu me procurer.
Mon jeune frère ne va pas très bien. On dirait qu’il est pris dans une grosse
chose qui tourne à cent à l’heure et qu’il n’arrive pas à calmer. Je le lui ai
signalé à demi mots ; lui ai dit qu’il ferait bien, s’il veut que ça se
calme un peu, de se trouver des moments de solitude ou d’activités autres que
son travail et sa famille. Mais je ne lui ai pas dit que selon moi il se
maintient inconsciemment et volontairement en suractivité pour éviter de penser
à des choses mal digérées qui le font sournoisement souffrir. Il n’a peut-être
pas encore assez souffert après tout, pas « péter les plombs » assez
gravement pour se rendre compte qu’un lieu de ressource est nécessaire, pour ne
pas dire vital ; une activité intime, personnelle, dans laquelle il
pourrait retrouver de l’apaisement, lâcher un peu de vapeur et de tension
nerveuse… Car, s’il continue comme cela - il a 38 ans -, il va mal
vieillir…
Je lui ai proposé de passer si cela lui faisait plaisir sur le chemin du retour
après avoir rendu visite à mes parents.
Je ne serais pas surpris si dans les années à venir nous étions à nouveau
proches tous les deux.