Mercredi 25 juillet 2007

Ca y est. Je suis en vacances.
Je ne pars pas avec mon fils voir mes parents. Ma mère n’est pas assez bien. Je ne pars pas seul non plus. Mon fils est absent tout le mois d’août et je vais rester disponible pour lui jusqu’à la fin juillet. J’irai les voir ensuite.
Emilie se fait méchante depuis quelques jours ; depuis que j’ai refusé de dormir avec elle et de lui servir d’ours en peluche. Je vais lui rendre ses clés comme elle l’a suggéré, et elle va me rendre les miennes. Pour internet, j’irai chez Bruno. Et elle, pour la lessive, elle s’achètera une machine.
J’avais prévu de lui donner 15 % sur ce que je lui dois, pour bons et loyaux services. Mais aujourd’hui, comme je ne la trouve plus loyale du tout, j’ai décidé de ne lui donner que 5 % - ce qui est très correct, sans plus. Cette idiote – qui aime tant son argent, et un peu trop – a ainsi perdu 250 euros. Si c’est le prix de sa tranquillité intérieure, tant mieux pour elle.

Je pense à mes vacances, à mon manque d’argent pour faire quoi que ce soit d’autre que survivre…
(Une superbe femme vient d’entrer dans la partie « tabac » du café. Accompagnée. Je suis allé acheter des feuilles à rouler pour la voir de plus près, pour la respirer. Elle est vraiment parfaite. Ensuite – c’est mon jour de chance ? – avec son compagnon, ils sont venus s’asseoir à quelques mètres de moi. La belle me fait face, légèrement à gauche. Un vrai bonheur.)
Je pense à mes vacances, disais-je, à tout ce temps que je vais avoir et à toute la solitude que je vais devoir supporter. Pas assez de temps quand je travaille, pas assez de solitude quand je suis en couple… Et maintenant, pendant un mois, je vais avoir trop de tout cela…
Mon premier objectif sera de ne pas devenir alcoolique – et peut-être que d’ici quelques jours, je deviendrai complètement sobre pour ça – parce que j’ai du mal à « gérer » mes soirées ; et l’alcool n’est pas une si bonne solution… On s’aperçoit au bout d’un moment que ces soirées ne sont ni si agréables, ni si intéressantes, que l’on perd son temps et son énergie, que l’on monte sur un petit nuage pour en redescendre bien vite, et dans un état physique et moral moins bon que celui dans lequel on était avant…
Donc, gérer les soirées ! Je vous dirai si j’y parviens.
Pour le reste du temps, il y a la piscine, l’obligation d’aller au moins une fois par jour voir les arbres de près, ou l’eau, ou les canards. Il y a ce journal bien sûr, et puis internet pour le partager, et un peu de littérature, en continuant de corriger mon « livre de fesse » pour le publier sur mon blog classé X sur canalblog. J’aurai un petit compte rendu à faire du livre de Jean d’Ormesson aussi - quelques citations. Et puis il y a toujours mon appartement dans lequel je continue de m’installer – quelques coups d’éponge, encore un peu de peinture, de menus bricolages…
Je pense qu’avec tout cela mon temps sera largement occupé. Il ne restera plus que l’ennui alors, et la solitude… dont les effets j’espère seront amoindris par l’activité, la discipline, la satisfaction en fin de journée d’avoir fait des choses utiles, constructives, nécessaires pour mon avenir, pour mon équilibre, pour mon bonheur – n’ayons pas peur des mots !