Cioran 1911-1995
Par sanieptia le vendredi 1 juin 2007, 09:24 - Cioran - Lien permanent
CAHIERS 1957-1972
ON NE PEUT OUBLIER LA FEMME
23 mars 1967
Page 486 :
« Si j’étais honnête, c’est-à-dire si je tirais les conséquences
de ce que je sens et de ce que je sais, je devrais fuir dans la solitude
(couvent, désert, etc.) ou me soûler du matin au soir.
Hélas ! j’ai des désirs. Je suis sûr que, retiré du monde
complètement, je ne pourrais pas oublier la femme. Il faut donc me
résigner à vivre comme j’ai toujours vécu : dans le tiraillement, entre
l’obsession du squelette et l’obsession de la chair. »
De mon côté, j’essaie d’éviter les « tiraillements ».
Commentaires
C'est avec plaisir que je vois que je ne suis pas le seul à avoir lu ces fameux cahiers. Bien lentement je l'avoue car après une demi heure de lecture, on a déjà le moral à zéro. Comme toi, j'ai souvent noté certaines phrases qui m'ont marqué. Celle là en fait partie. Nottament cette obsession de la chair.
De mon côté, je l'ai d'autant plus noté que Monsieur Cioran parle rarement - voire jamais - de sexe.