Fin d'une histoire
Par sanieptia le jeudi 31 mai 2007, 08:47 - Journal - Lien permanent
Mardi 29 mai 2007
C’est Emilie qui a « dégainé » en premier.
On sentait tous les deux que quelque chose n’allait plus depuis la soirée
libertine qu’elle avait mal vécu, depuis sa nuit coquine avec l’associé de son
patron. Une sorte de limite avait été franchie. Mais on faisait depuis comme si
tout allait bien, comme s’il y avait encore de l’espoir entre nous. Et on
faisait chacun de notre côté, silencieusement, une sorte de bilan.
C’est elle qui a provoqué la discussion dimanche soir.
J’avais travaillé toute la journée, j’étais fatigué et on est allé boire un
verre. Nos conclusions étaient les mêmes. Elle constatait que j’étais attiré
par les lieux libertins, que je comptais y vivre une grande partie de ma
sexualité. Je confirmais. De son côté, elle avait envie de choses plus
simples : un amoureux qui lui ferait l’amour deux ou trois fois par
semaine. Ma passion pour mon travail n’allait pas dans le bon sens non plus.
J’acceptais de travailler le week-end quand il le fallait, j’étais ambitieux,
j’avais envie de voyager grâce à mon travail à travers la France et le monde.
Elle aurait voulu retrouver son compagnon tous les soirs, passer du temps avec
lui le week-end, faire des escapades quand cela est possible.
J’ai appris que l’un de ses projets cachés était de gagner suffisamment
d’argent pour que je puisse travailler moins, avoir plus de temps pour moi et
pour elle. Le bilan était juste encore une fois. Elle désirait avoir un enfant
alors que j’en avais déjà un, que je disais que cela coûtait beaucoup de temps,
d’énergie et d’argent, un enfant. J’aurais repoussé cette idée, cet acte
important, le plus possible dans le temps.
Pour m’assurer que nous en étions bien à un point de non retour, je lui ai
demandé s’ils s’étaient revus avec « l’associé ». Ils ne s’étaient pas
revus mais elle aurait bien aimé qu’il la rappelle. Elle attend la prochaine
« bouffe professionnelle » pour voir ce qui se passera. J’ai aussi
appris que son patron, libertin à ses heures – avec sa maîtresse, pas avec sa
femme – lui avait proposé de prendre un après-midi pour aller visiter un lieu
où il a ses habitudes.
Voilà, l’affaire est entendue.
Nous n’allons pas nous séparer pour autant. Pas tout de suite. Nous allons
mener à bien nos affaires en cours : vente de mon appartement et
remboursement de ce que je lui dois. Nous resterons amis, je crois, en
attendant de nous séparer pour de bon, et nous ferons tout ce qu’il faut pour
que l’un et l’autre aillent bien.