Jeudi 17 mai 2007

Il pleut. Je suis en congé aujourd’hui parce que Jésus monte au ciel. J’ai déposé Emilie à la Gare de l’Est à 06h30 ce matin. Elle va retrouver des amis en Allemagne. Avec un peu de chance, des cornes vont encore me pousser sur la tête.
Moi, j’en suis arrivé à la conclusion que, soit nous allons régulièrement faire les fous – toutes les semaines – en boite libertine (sauf qu’Emilie n’y est pas prête, n’y prend pas assez de plaisir), soit je vais être obligé de vivre moi aussi des aventures extra conjugales – même si ce n’est pas mon genre, même si c’est difficile pour moi de partir à la chasse et d’organiser des rencontres. Je suis beaucoup plus fort en « fantasmes » qu’en « réalités ». Il reste le psy aussi, il ne faut pas l’oublier celui-là. Hélas, je doute qu’il ait une baguette magique. Je le verrai pourtant. Parce que je suis sûr qu’il m’aidera à mieux comprendre – et donc à mieux vivre – ce que nous définissons habituellement comme des choses différentes, à savoir le SEXE et l’AMOUR. J’aimerais tellement que la relation entre ces deux choses – si ce sont deux choses – soit plus harmonieuse en moi.

Je n’ai pas peur de m’ennuyer aujourd’hui. La seule chose qui me chagrine – qui me chagrine vraiment – c’est que tout ce que j’ai à faire, je n’ai pas envie de le faire. Vaisselle, lessive, rangement de mes affaires qui sont restées en vrac depuis mon retour de Grasse, poncer l’enduit à certains endroits du plafond dans le studio, mettre du scotch sur le papier pour ne pas que la peinture du plafond déborde quand on s’y mettra…
Pour suivre l’exemple de Cioran, de Paulo Coelho (je lis Comme un fleuve qui coule en ce moment), je vais d’abord aller marcher au bord de l’eau. La bruine ne me mouillera peut-être pas trop.

Une de mes façons d’être heureux est de me réjouir du bonheur et de la réussite d'autrui.
(Cela m’est venu durant la promenade et je l’ai noté.)

La promenade a été parfaite. La bruine ne m’a pas trop mouillé.

Ce n’est pas la danse qui va me sauver, c’est le chant…