Dimanche 6 mai 2007

Ce qui devait arrivé est enfin arrivé ; à force de ne pas faire l’amour assez souvent « normalement » avec Emilie. Entre vendredi et samedi, elle avait une bouffe professionnelle. Au lieu d’aller marcher sur des braises ou de sauter à l’élastique, dans sa boite, ils ont l’habitude de faire la bringue jusqu’à cinq ou six heures du matin. Peut-être qu’Emilie avait pressenti quelque chose ? elle m’avait dit qu’elle essaierait de s’échapper après le restaurant pour ne pas boire toute la nuit comme cela se fait à chaque fois. Un peu avant sept heure, j’ai eu un texto qui me disait que la soirée était partie en vrille. Et dans la matinée, en remuant dans le lit, je me suis aperçu qu’elle n’était pas là. En début d’après-midi, j’ai fait le naïf au téléphone. Je me suis assuré que tout allait bien avant de partir faire du patin avec mon fils. Mais le soir, alors que j’allais boire quelques bières avec un copain, sans que je ne lui demande rien, elle m’a dit qu’elle avait couché avec l’associé de son patron. C’est presque un ami d’enfance, un ami de son frère par lequel elle a été pistonnée (sans jeu de mots) pour entrer dans cette entreprise.
La seule chose qui me chagrine, à part mon égo préhistorique à qui ça ne plaît pas d’être « cocu », c’est que ces abrutis n’ont pas mis de préservatifs. (Ils n’en avaient pas paraît-il.) Ce sera la punition d’Emilie (si nous devons rester ensemble) : nous ne ferons plus l’amour sans préservatifs jusqu’au mois d’août, jusqu’à ce que nous fassions un dépistage pour être sûrs que tout va bien.

A part ça je ne suis guère optimiste pour l’élection d’aujourd’hui. J’avais trouvé Ségolène très bien lors de sa confrontation avec Sarkozy mercredi. Je pensais que les sondages allaient remonter en sa faveur ensuite. Hélas, vendredi, il y avait encore six points d’écart…
Il n’y a plus qu’à espérer un miracle.