Charles Bukowski 1920-1994
Par sanieptia le samedi 14 avril 2007, 12:30 - Charles Bukowski - Lien permanent
Correspondance 1958-1994
SEXE
Page 18 :
« A Jory Sherman
1961 ( ?)
« (…) Le fait que tous les poètes du mondé entier soient des alcoolos est
une foutue bonne indication sur l’état de ce monde. Cresspoolcrews dit quelque
part que l’essence de la poésie s’incarne dans le corps d’une femme. Ce que ça
doit être merveilleux d’être aussi naïf et simplet ! Le sexe c’est le
piège ultime, c’est un baiser sur une porte d’acier qui se ferme. Lawrence
était bien plus subtil dans l’art de rechercher la muliébrité
(féminité) dans la chair jusqu’à l’âme et dans l’art d’accorder les
vices et les vertus. Crews avale simplement de grandes gorgées de sexe et les
noie dans des brouillons d’homme ivre, parce qu’il ne sait pas quoi faire
d’autre, ce qui, évidemment, est le lot commun de tous les Américains :
ils n’arrêtent pas d’y penser, ils minaudent, ils se baladent avec des photos
pornos dans la poche, et pourtant ce pays est le plus puritain que tu puisses
trouver au monde ! Ici, les femmes ont placé la barre trop haut et les
garçons ont fini par se planquer derrière la grange avec une vache. Ce qui rend
particulièrement pénibles les relations entre les garçons, les vaches et les
femmes… »
J’aime beaucoup l’humour des deux dernières phrases :
Ici, les femmes ont placé la barre trop haut et les garçons ont fini par se planquer derrière la grange avec une vache. Ce qui rend particulièrement pénibles les relations entre les garçons, les vaches et les femmes…