Mercredi 11 avril 2007

08h00. Je suis au café. J’ai la chance de ne pas travailler cette semaine. Mais, pour reprendre le rythme, pour ne pas perdre mon temps, pour rester en phase avec Emilie et lui rendre service, je me lève chaque matin comme si j’allais travailler et je la dépose au RER.
Ainsi, hier, j’ai eu le temps de me branler sur internet, de mettre des choses sur mon blog, de jeter un œil sur mon Livre Classé X (Je vais m’y mettre aujourd’hui), de prendre rendez-vous chez le dentiste (j’y vais à 10h00), d’acheter des billets de train pour mon prochain voyage professionnel que je ferai au mois de mai, d’acheter une ceinture (celle que j’avais datait de je ne sais plus quand, et était vraiment miteuse) ainsi que deux paires de chaussettes (les miennes se trouant régulièrement en ce moment). J’ai essayé aussi une paire de chaussures chics, en passant, à 120 euros, mais ne me suis pas laissé avoir par le charme de la vendeuse, ni par les arguments de son collègue qui me disait que bientôt il n’y en aurait plus. J’ai eu le temps de manger un sandwich au bacon avant de risquer de tomber par terre en fin d’après-midi. J’ai résisté quand j’ai eu envie de boire une bière au café, au préféré continué les travaux pour me discipliner. Ai recollé quatre prises qui ne tenaient pas et commencé à mettre du scotch un peu partout sur les plinthes pour faciliter le travail de peinture le week-end prochain. Me suis aperçu à cette occasion que j’aimais le travail minutieux, les finitions, et que si j’étais artisan je serais « un enculeur de mouche » qui aurait du mal à gagner sa vie, ou alors je ferais de beaux objets qui vaudraient très chers, artisan, artiste… La lessive bien sûr, la vaisselle et un mail professionnel. Un coup de fil à mon Ex pour qu’elle me passe mon fils – ils sont en Bretagne – mais, comme hier, pas de réponse. La belle aventure de l’homme ensuite sur France2. Ai pensé qu’à cause de ce genre de film intéressant, le christianisme allait encore en prendre un coup derrière les oreilles - et l’humain aussi, un coup salutaire… Pas de vin, même si nous en avions envie, aussi bien Emilie que moi. Le dernier livre de Michel Onfray pour finir, avant de m’endormir (qui ne remplace pas hélas Léautaud ou un autre as de la plume).
J’avais prévu d’aller au « sauna gay » cette semaine, mais comme je me suis rasé partout lundi, et peut-être pas assez délicatement, je suis plein de petits boutons rouges sur le ventre, la poitrine et les fesses, et donc pas assez appétissant pour aller proposer ma chair à d’autres hommes. On verra cela plus tard. De toute façon, avec ce que nous avons vécu ces derniers jours avec Emilie, je ne suis pas en manque.
C’est tout ? Je crois.
C’est moins passionnant que la journée d’Alexandre Denissovitch mais c’est ainsi.

Après le ravalement de l’immeuble, les dents…
Je ne suis pas près d’être riche…
800 euros, moins 200 de remboursement « sécu », cela en fait tout de même 600.
Il est grand temps de terminer les travaux et de vendre ce studio.