Samedi 3 février 2007

Aujourd’hui, au bord de l’eau, j’ai vu un arbre qui se croyait au printemps. Il laissait éclore ses bourgeons. Nous aussi on s’était cru au printemps. A cause du soleil. Mais le vent était froid et nous n’étions pas assez couverts. On n’est pas resté longtemps.

Dimanche 4 février 2007

Les travaux me pompent l’air. C’était à prévoir. Des soucis au boulot m’angoissent, même si des collègues me disent qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, que tout cela est plus ou moins normal. Pas assez de temps pour respirer, pour me détendre. Résultat : toujours pas de sexe avec Emilie. Ce qui ne va pas nous aider, ni l’un ni l’autre, à prendre la vie du bon côté.

A peine avais-je fini d’écrire ces lignes (celles du dessus, au café) que j’eus l’idée de proposer à Emilie, en ce début d’après-midi, au lieu de tout enchaîner (lessive, vélo, travaux, etc.) une partie de jambes en l’air. D’une façon assez rationnelle, pratique, parce que si l’on attendait le soir, on allait être fatigués, on allait avoir faim et soif, et ensuite, on allait s’avachir sur le canapé en compagnie de Bridget Jones. Elle accepta cette idée, pas très convaincue, et une demi heure plus tard elle était nue, sur le ventre, sur le lit. La suite sera peut-être sur U-blog un jour, si j’en ai le courage. En attendant, ça a bien marché. Nous avons bien joui. D’abord elle, puis moi. Nous allons pouvoir tenir quelques jours maintenant sans trop de nervosité mal placée, sans nous agresser ou nous parler sèchement pour des bêtises.