Lundi 6 novembre 2006

Longue promenade agréable hier, dans le froid, la brume, mais aussi avec le soleil.
Avant de nous endormir, nous avons encore fait l’amour. Décidément, cette histoire de « boite chaude », dédiée au sexe et à la liberté, semble nous réussir. Cependant, comme dit le proverbe, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué…

Mardi 7 novembre 2006

Je suis les conseils de Guy Corneau. Je ne joue pas de la guitare (je suis au café). Je ne danse pas non plus. Mais j’ai sorti mon carnet.
J’ai déposé Emilie au RER et je suis un peu en avance pour le travail. Petit temps d’écriture donc. N’ayant rien de spécial à écrire ici, je crois que je vais penser au début de la nouvelle qui ne fonctionne pas.

Ca y est, le début est écrit. Expéditif, efficace. Je crois que c’est ce qui convient ; le lecteur de ce genre de choses n’ayant pas de temps à perdre avec la présentation des personnages ou de la situation. Droit au but, comme dirait l’OM. D’autant que ceux-ci, les lecteurs, sont souvent masculins, et que nous, les hommes, quand nous ressentons l’excitation, n’avons pas vraiment besoin de « préliminaires ».

Mercredi 8 novembre 2006

Effet « boite chaude » encore ?
La journée du mardi, que je n’aime pas d’habitude, durant laquelle je m’éteins, je me renferme, s’est très bien passée.

Vendredi 10 novembre 2006

Pas d’écriture cette semaine. La journée du mardi m’a assommé et de menus soucis (professionnels) m’ont angoissé.
Je ressens toujours que notre soirée libertine avec Emilie a contribué à m’ouvrir (sans mauvais jeu de mots). Je me sens mieux en relation avec mes frères humains, comme s’ils me faisaient moins peur, comme si je les trouvais moins moches, moins bêtes, et plus touchants. Pour un enseignant, c’est un avantage. De toute façon, comme je l’ai dit à Emilie, si la fréquentation de boites libertines ne m’aidait pas à vivre mieux affectivement et sexuellement, j’irai voir pour arranger ça un ou une psychothérapeute. Je l’ai fait à une époque, quand je voyais tout en gris et que je ne m’en sortais pas. Et ça a marché. Je suis sorti de la grisaille. Alors, pourquoi pas en mettre une deuxième couche ? Je suis à la moitié de ma vie et il serait dommage de ne pas profiter pleinement de cette seconde moitié.

PS : Nous avons encore fait l’amour hier soir avec Emilie. C’est la révolution ?