Vendredi 27 octobre 2006

Je suis un penseur qui a la tête vide. Contrairement à Léautaud, je ne me moque pas, je n’ironise pas ; je suis une sorte de saint un peu idiot et chrétien qui compatit ; je ne m’occupe pas non plus des animaux ; j’ai mon fils et Emilie (et moi, toujours moi) et c’est bien suffisant. Le monde a plutôt tendance à m’attrister (surtout lorsque je suis fatigué) ; je ris quand je peux, au hasard. Je trouve mon bonheur en écrivant ces lignes, en lisant celles des autres, quand elles sont fortes, pleines de vie (Christine Angot dernièrement).
Ce soir, si tout va bien, je me coucherai à 17h30. (Ce projet a capoté la semaine dernière : mon fils m’a appelé pour me dire qu’il voulait dormir chez moi ; tout s’est enchaîné jusqu’au samedi soir. J’ai pris sur moi pour profiter de ce moment avec lui, pour jouer au foot malgré ma fatigue.)
Demain aussi j’aurai du bonheur. Je prendrai (avec Emilie) ma dose annuelle d’arts plastiques, à la FIAC.
En attendant, il est neuf heures moins le quart et je dois travailler.