Samedi 14 octobre 2006

Nous nous sommes levés tard avec Emilie, vers 11h30. Je crois que nous avions besoin de récupérer de notre semaine. Elle a été dur pour elle : des soucis au boulot, et moi pas très réconfortant le soir. Nous avions besoin de « sur-dormir », je crois.
Je fais la lessive, et en attendant, je suis au café, j’écris ces lignes. Je pense aussi à ce que je vais mettre sur mon blog.
Christine Angot est encore avec moi (nous sommes bien ensemble). Il ne me reste que quelques pages à lire. Ce sera pour cet après-midi, dans le lit d’Emilie probablement. Ensuite nous écouterons une émission de radio (avec Emilie, pas Christine) sur laquelle je suis tombé par hasard hier, en voiture : Bernard Buffet, sur France Culture. Un artiste qui a été important pour moi (et qui le reste). Honte à la France quand il aura son heure de gloire (une grande rétrospective par exemple), honte au Centre Pompidou et au Musée d’Art Moderne qui n’ont jamais exposé une de ses toiles ; comme s’il n’existait pas dans l’histoire de l’art, comme s’il était trop insignifiant pour y figurer. Je rirai bien ce jour-là, et vérifierai qu’en tant que visionnaire je ne suis pas si nul que ça (idem pour Bukowski lorsqu’il sera reconnu à sa juste valeur).

Dimanche 15 octobre 2006

On en veut toujours plus.
Quand j’ai eu un week-end de deux jours, en septembre (ces dernières années, je n’avais qu’un jour) je me suis dit que c’était merveilleux, que chaque fin de semaine ressemblait à des vacances. Aujourd’hui, dès le dimanche matin, je pense au travail du lendemain… comme s’il me fallait un week-end de trois jours. Peut-être parce que le début de la semaine s’annonce chargé, que dès mercredi je ne vais pas me sentir bien, etc.

Ai fini le livre de Christine Angot. J’ai beaucoup apprécié les dernières lignes. Ai pensé les partager avec vous. Seulement, me suis-je intelligemment dit, ce ne serait pas bien de dévoiler la fin de l’histoire à celles et ceux qui voudraient lire le livre. Je le ferai peut-être plus tard, si j’y pense encore.
Je suis heureux d’avoir découvert cette artiste. Je crois même que je vais la suivre dorénavant.

A propos de suivre, Virginie Despentes, que je suis depuis un bout de temps déjà, vient de sortir un livre : King Kong Théorie. Ce sera mon bonheur de la semaine prochaine.
Ce n’est pas un roman ; c’est autobiographique je crois, une sorte de bilan, son parcours, comment elle est devenue Virginie Despentes. Tout ce que j’aime : la vie, difficile et mystérieuse… et, pourquoi pas, merveilleuse.

Nous avons écouté l’émission sur Bernard Buffet hier après-midi (après avoir fait l’amour). Emilie dormait, moi j’écoutais. J’ai été heureux d’apprendre qu’un homme assez jeune, de Dijon, bien installé dans le monde de l’art, le défendait. (Il s’agit d’Eric Troncy, co-directeur du centre d’art Le Consortium à Dijon).
Bernard Buffet aura son heure de gloire, j’en suis persuadé, sa juste place dans l’histoire de l’art ; et, je le répète : honte à la France, honte à Malraux et à tous ceux qui ont essayé de le faire passer pour un bouffon !

Mardi 17 octobre 2006

Lecture d’un très beau texte de Virginie Despentes, page 35 de King Kong Théorie, sur le viol.
Très intéressant.

Mercredi 18 octobre 2006

Je me sens libre et léger. Ce n’est pas habituel. Je vais en profiter tant que cela durera.

Jeudi 19 octobre 2006

« Libre et léger »…
Ca aura duré au moins jusqu’au soir, quand la fatigue m’a pris et m’a assombri.

J’ai écrit ça ce matin (les lignes du dessus) et ça n’est pas exagéré. Me sens littéralement à côté de mes pompes aujourd’hui. Je fais ce que je peux, je donne le change, j’assure comme on dit. Des choses doivent tourbillonner en moi. Des choses qui me renvoient à mes tares, à mes névroses, qui me bousculent de partout et auxquelles je vais devoir faire face, pour les remettre un peu en ordre, jusqu’à la prochaine fois.