Rendez-vous

WHITMAN, GUIBERT
Page 344 :
« Un soir au théâtre j’entendais ce poème de Walt Whitman. Un acteur, avec un livre à la main, disait :
Camarade, ceci n’est pas un livre :
celui qui touche ce livre touche un homme,
(Fait-il nuit ? Sommes-nous bien seuls ici tous les deux ?)
C’est moi que vous tenez et qui vous tiens,
d’entre les pages, je jaillis dans vos bras,
la mort me fait surgir.
C’était un poème que citait souvent Guibert. J’étais une femme, je n’étais pas morte, mais il était valable.
Eric, ceci n’est pas un livre :
celui qui touche ce livre touche une femme,
(Fait-il nuit ? Sommes-nous bien seuls ici tous les deux ?)
C’est moi que tu tiens et qui te tiens,
d’entre les pages, je jaillis dans tes bras,
… mais… je ne sais pas comment finir, ce n’est pas la mort en tout cas qui me fait surgir. Je ne sais pas, qu’est-ce que c’est ? »

La vie, peut-être ?