Mardi 3 octobre 2006

Hier, j’ai rencontré un ami écrivain amateur. Je devais lui donner mon avis sur le début de son livre (burlesque, policier, sexuel, philosophique…) qu’il est en train de poursuivre avec frénésie, ne sachant pas quand ce dernier va s’arrêter.
J’ai dû lui dire la vérité : par exemple qu’il m’a fallu plusieurs fois relire la première page pour y comprendre quelque chose. L’action ne s’enchaînait pas. Les images proposées juraient entre elles. Prétentieusement, je lui ai dit que j’allais réécrire le premier chapitre pour qu’il comprenne ce que je voulais dire. Je m’y suis mis hier soir. Et puis je l’ai fait lire à Emilie. Déception.
Elle a trouvé le style d’Alain particulièrement mauvais. Mais mon texte n’était pas meilleur. Elle préférait même le texte d’Alain parce qu’au moins il l’emmenait dans quelque chose, même si c’était confus, en tant que lectrice, elle avait espoir que ça s’éclaircirait. Alors que dans le mien, tout était dit trop vite, trop froidement, trop clairement, plus de magie. J’ai compris.
Elle se propose de faire elle-même l’exercice. Alain aura ainsi une bonne idée de ce qui nous déplait dans son texte. Cependant, j’ai déjà une réponse pour lui : il va devoir garder son feeling, sa magie, et être le moins maladroit possible ; en un mot, il va devoir se débrouiller…

Mercredi 4 octobre 2006

Comme je l’ai déjà signalé, je « décoince » beaucoup plus facilement avec Emilie que je ne le faisais avec mon Ex. Je lui ai parlé hier soir de mes sensations, de mes envies, et le résultat ne s’est pas fait attendre : nous avons fait l’amour le soir et le matin (et de la façon qui me convenait !).
Heureux homme dont la femme accepte les caprices.

Hier, à la fenêtre, j’ai vu des merles se gaver de baies rouges sur un if, en ramener au nid et revenir. C’était très beau.